Moi aussi, je te hais

Moi aussi, je te hais : Prologue.  (Moi aussi, je te hais) posté le mercredi 20 mai 2009 22:29

Note de l'auteur : Quand les vacances scolaires commencent, les vacances niveau écriture se terminent ! Non, vous ne rêvez pas, je suis bel et bien de retour avec mon prologue ! J'avais décidé de me donner un peu de repos pendant lequel j'avancerai les fics des autres... Euh pas du tout. Le seul repos que je me suis donnée, c'est dans les publications. J'ai écrit comme une malade. Ainsi, j'ai réécrit mon prologue de "Moi aussi, je te hais" qui est maintenant bien loin de ce que j'imaginais au départ. J'ai commencé à écrire "Le Mal Compris". J'ai écrit le prologue d'un yaoï qui s'appelle "Une histoire de musique" et pour finir, j'ai écrit au moins cinq chapitre d'un yaoï sur mon groupe de musique préféré. Je ne sais pas encore si je vais tout publier (surtout la fic' sur mon groupe) mais on verra bien.

Sinon, vu que mes représentations de théâtre sont terminées (elles étaient au nombre de trois dont la dernière est ce soir) je vais pouvoir me reposer et cette fois-ci, avancer réellement vos fics. J'espère que vous me pardonnerez de mon retard perpétuel et je vous remercie de toujours me lire.

Image : HS totale. Mes persos ne sont (pour une fois) pas japonais. Je mets juste les images que j'aime. À gauche : Yamashita Tomohisa et à droite : Kato Shigeaki.


 

Le 3 août 2008 :
Je te déteste.
Ca résume tout.
Si seulement il n’y avait que ça.
Je n’ai aucune envie de te parler mais j’ai tant de choses à te dire.
Comme par exemple, le fait qu’inconsciemment, je respire le même air que toi et que je n’ai aucune solution pour échapper à ça me dégoûte profondément.
Ou encore que te voir me remplit d’une haine incommensurable envers toi.
J’ai encore tout un tas d’exemples comme ceux-ci.
Malgré tout ce que je peux dire, je pense que ma haine pour toi n’est pas entièrement due à ton caractère.
Ce n’est pas non plus uniquement une haine physique.
Nos mères tiennent un grand rôle là-dedans. Quelle mère forcerait son fils à voir fréquemment et régulièrement une personne détestée ?
Bien que chacune sait que nous nous détestons, elles ne veulent rien entendre.
De plus, le fait que tu sois né deux jours avant moi n’arrange rien. Passer les pires journées de ma vie deux jours avant mon anniversaire (parce que bien évidemment, je suis obligé d’assister à ce jour si merveilleux pour toi) ne m’aide pas à apprécier le jour si particulier qu’est mon anniversaire. Surtout que chaque année, tu dois y être toi aussi.

Ajout :
Je relis ce que j’avais écrit dans ce journal quelques temps avant. J’ai beau savoir à quel point je te détestais, je n’ai pratiquement plus aucun souvenir de ce sentiment à ton encontre.
J’ai souvent entendu dire que la frontière entre la haine et l’amour n’était pas aussi grande qu’on le croyait.
Je ne peux qu’approuver.
Regarde tous ces couples mariés qui, du jour au lendemain, après s’être jurés amour et fidélité devant tout un tas de personne, se détestent et finissent par divorcer.
J’ai un exemple beaucoup plus simple : Toi et moi. Prenons mon cas. Je te détestais à un point inimaginable. Pourtant, du jour au lendemain, sans que je ne comprenne pourquoi, ni comment, je suis tombé amoureux de toi.
Si un jour j’avais su qu’il viendrait une période où je ne pourrai plus me passer de toi, je me serais sûrement traité de fou.
Si un jour j’avais su que je chercherai inlassablement à te rencontrer, que j’aimerai la proximité qui nous liait, alors qu’à une époque, je la fuyais comme la peste, je serais sûrement allé voir un psy.
Parfois, le destin et le hasard font croiser des chemins.
Nos chemins à nous se sont croisés et ont continué un long moment en parallèle. Mais un jour, le destin et le hasard en ont sûrement eu marre et ils ont décidé de les faire se croiser mais sans jamais se séparer.
Voilà mon histoire.
Voilà notre histoire.

lien permanent

Moi aussi, je te hais : Chapitre 1.  (Moi aussi, je te hais) posté le samedi 27 juin 2009 17:53

Note de l'auteur : Bonjour, bonsoir ! Fermez la bouche, rétablissez vos yeux à leur taille initiale... LE CHAPITRE EST BEL ET BIEN LÀ ! XD. En avance (bien sûr que c'est possible...) et long, de surcroît (enfin, il est long pour moi XD). Bon, il ne se passe pas grand chose dans ce chapitre. Je veux juste vous présenter plus en détail les persos. L'histoire est au présent, je n'ai pas l'habitude, j'espère que j'arriverai à faire quelque chose de potable (et que je n'ai pas fait de fautes de temps). Merci pour vos commentaires, merci de me lire.

P.S. : L'ancien prologue n'a jamais été publié. Je l'ai réécrit avant ^^.

Image : Ueda Tatsuya, du groupe KAT-TUN.

 

_ Christian, tiens-toi prêt, on part dans cinq minutes.

Le douze juillet est enfin arrivé. C’est sûrement le jour que je redoute le plus dans l’année. Parce qu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Cristobal et que comme tous les ans, ça va être une sale journée. C’est toujours pareil : Quand j’arrive, je me sens immédiatement en trop. Il est là, avec ses amis que je ne connais pas. Eux me connaissent par contre. Enfin, si on peut appeler ça « connaître ». Tout ce qu’ils savent de moi, ils le tiennent de Cristobal alors évidemment, ce n’est pas très glorieux. Il leur dit des horreurs sur moi. Du coup, comme leur ami, ils me détestent et ils me le font sentir. Si au début de la « fête », ils m’ignorent totalement, puisque ma mère et la mère de Cristobal sont là, ils ne lésinent pas sur les méchancetés plus tard. Dès qu’elles partent, les messes basses, les insultes et les blagues stupides du genre me renverser leur boisson dessus commencent. Je me défends comme je peux. Enfin, disons plutôt que j’essaie de rester le plus loin possible d’eux. Ce qui n’est pas chose aisée dans un appartement. Je ne suis pas du genre à chercher des problèmes, je suis assez lâche dans mon genre. Alors généralement, je ne fais rien… Je laisse passer, je ne proteste même pas, je n’ose pas et je n’en ai pas envie.

Ce qui me dépasse, c’est d’être obligé d’y assister chaque année. J’ai beau dire à ma mère que je le déteste, elle me force à y aller. Je n’ai jamais compris pourquoi… Mais je pense que c’est parce que la mère de Cristobal est sa meilleure amie et qu’elle veut qu’on s’entende bien tous les deux. Je trouve ça quand même assez cruel de forcer son fils à voir quelqu’un qu’il n’aime pas… Ca ne fait qu’augmenter ma rancœur contre Cristobal. Bien sûr, j’aime ma mère mais des fois, je suis tellement énervé que j’aimerais qu’elle n’ait jamais rencontré sa meilleure amie. C’est égoïste parce qu’elle a passé les meilleurs moments de sa vie avec elle. Mais à cause de leur amitié, moi, je passe les plus mauvais. Il en est de même pour Cristobal. Elles se sont rencontrées à l’hôpital. Elles étaient dans la même chambre parce qu’elles devaient accoucher à peu près en même temps. Elles se sont de suite appréciées. Faut dire qu’elles allaient accoucher toutes les deux d’un garçon et que nos prénoms commencent par la même sonorité. Oui, il en faut peu pour être heureux. Mais passons, ces similitudes ont créé une certaine complicité. En plus, Cristina, la mère de Cristobal, a accouché le douze juillet et ma mère le quatorze. Là, ça a été l’apocalypse, elles se sont plus lâchées. Elles passaient leurs journées ensemble à s’occuper de nous. Un autre point qui les rapproche, c’est que notre famille et la leur sommes voisins. Même immeuble, à un étage près. Nous habitons au deuxième et eux au troisième, le dernier étage. Mais bref, assez parlé.

Christian sort de sa chambre, un air blasé collé au visage. Dans le couloir qui mène au salon, il croise sa sœur qui lui fait un petit sourire compatissant. Elle, elle a compris la haine que son petit frère éprouve pour leur voisin. Elle sait même ce qu’il se passe pendant les anniversaires de Cristobal. Alors sans que son frère n’en sache rien, deux ans auparavant, elle était allée taper chez la famille Doñoso*. Elle était tombée immédiatement sur Cristobal, dont l’anniversaire était le lendemain. Elle l’avait sermonné. Elle avait obtenu de lui la promesse qu’il  n’embêterait pas Christian. Fière d’elle, elle n’en avait rien dit à son petit frère. Ce qu’elle ignorait par contre, c’était que Christian était parfaitement au courant de la manœuvre de sa sœur -ça l’avait d’ailleurs touché- puisque le lendemain, Cristobal et ses amis avaient été ignobles avec lui et lui avaient fait regretter l’attention de sa sœur, en le traitant plus particulièrement de mauviette et autres insultes du genre. Depuis, chaque année, lorsqu’il rentre le soir du douze juillet, il affiche un visage neutre pour que sa sœur pense qu’il a juste passé une sale journée, ennuyante certes, mais sans se faire maltraiter alors que la colère bouillonne dans tout son corps.

Il arrive devant sa mère qui le fixe de haut en bas en soupirant.

_ Tu aurais pu faire un effort pour t’habiller…

Il ne répond pas. Comme chaque année, il attend sans écouter que l’heure des reproches passe. Ensuite et seulement ensuite, ils quitteront l’appartement.

_ Je parie que tu n’as pas acheté de cadeau pour Cristobal… Heureusement que je suis là, tiens.

Comme chaque année, il prend le paquet que lui tend sa mère.

_ Je lui ai pris des vêtements. J’espère que ça lui plaira.

Comme chaque année, il se fout de ce que peut contenir le paquet.

_ C’est quoi cette tête de déterré ? Souris. J’en ai marre de ta mauvaise humeur permanente, fais des efforts bon sang !

Des efforts, il en fournit tout le temps mais elle ne semble pas le comprendre. Elle ne voit pas les efforts que déploie son fils pour lui faire plaisir, elle ne sait pas à quel point il ne supporte plus cette situation. Elle le réprimande souvent. Finalement, ils quittent l’appartement, ils montent les escaliers. Ces escaliers représentent beaucoup pour Christian, c’est un peu comme une descente aux enfers. À chaque marche montée, il sent un poids de plus sur sa conscience, sur ses épaules. Et lorsque Cristina vient leur ouvrir la porte en leur souhaitant la bienvenue et qu’il entend les éclats de rire des adolescents déjà présents, il se sent déjà terriblement mal à l’aise.

 PRECISIONS (IMPORTANTES) SUR LE CHAPITRE :

Cristobal Doñoso : "Cristobal" est un prénom d'origine espagnole. "Doñoso" vient en fait de José Donoso, un auteur chilien, qui a écrit, entre autres, "La amistad es algo serio" ("L'amitié est quelque chose d'important" en gros).

Douze et quatorze juillet : Respectivement les anniversaires de Lucie et Yannis (euh.. On s'en fout ? XDDD).

Ne détestez pas Cristobal. Christian se fait passer pour le gentil, mais il est au moins aussi horrible que lui PTDR.

lien permanent

Moi aussi, je te hais : Chapitre 2.  (Moi aussi, je te hais) posté le mardi 07 juillet 2009 20:13

Note de l'auteur : Bonjour ou bonsoir ^^. Demain, patinoire donc je ferais la tournée des blogs jeudi. Je n'ai pas rien de particulier à ajouter...

Merci de me lire, merci de commenter =). En espérant que le chapitre vous plaise.

Image : Je l'avais pas déjà mise ? Bah, peu importe. C'est... MON COUPLE DU MOMENT XD. A gauche : Aiba Masaki. A droite : Sakurai Sho.

 

_ Cristobal, ton ami est là !

Christian entend des bruits de pas précipités. Cristobal apparaît au bout du couloir, l’air radieux. Cependant, dès qu’il le voit, il perd son sourire et pousse un long soupir.

Crois-moi, je suis au moins aussi dégoûté que toi.

Cristobal le fixe, impassible. D’un signe de tête, il lui fait comprendre de les rejoindre, lui et ses amis, dans le salon. C’est au tour de Christian de soupirer. Il se demande si ce seront les mêmes personnes que l’an passé. Dès que Christian entre dans le salon, il sent automatiquement un changement d’ambiance. Il y a quelques visages qu’il reconnait, pour son plus grand malheur. Il va se placer dans un coin de la pièce, le plus loin possible des autres adolescents. Cristobal lance des regards entendus à ses amis, des regards moqueurs.

_ Cristobal, il y a un de tes amis qui ne peut pas venir, crie Cristina.
_ Qui ? Lucas ? C’est le seul qui n’est pas encore présent, répondit Cristobal.
_ Oui, voilà, c’est lui. Il a dit qu’il s’excusait et qu’il t’expliquerait tout lundi.
_ Ok. Dommage, ça sera moins amusant sans lui, fit Cristobal en esquissant un petit sourire.

D’un côté, je me sens soulagé. Ca fait toujours un abruti de moins ici. Mais j’ai un mauvais pressentiment. Peut-être parce qu’ils arrêtent pas de se regarder en souriant. Peut-être parce qu’ils ont tous l’air d’attendre quelque chose.

Peu de temps après, Cristina et Caroline, la mère de Christian, quittent l’appartement. C’est toujours à partir de ce moment que Christian se sent le plus mal à l’aise. Et qu’il se sent horriblement piégé. Mais pour une fois, rien ne se passe comme prévu. Le groupe d’amis passe devant lui en l’ignorant totalement. Ils vont s’enfermer dans la chambre à Cristobal.

Christian poussa un long soupir de soulagement. Il peut enfin se détendre. Il va s’affaler sur un des canapés du salon et sort son mp3 de sa poche. Avant de s’isoler dans son monde, de grands éclats de rire lui parviennent. Exaspéré, il monte le volume de sa musique à fond.

Une bonne heure plus tard, Christian vit arriver dans le salon la bande de jeunes.

Je me disais aussi… Ca pouvait pas durer éternellement.

Il coupe sa musique et se redresse, il fait face aux adolescents, prêt à changer de pièce dès l’instant où ils lui adresseront la parole.

_ Hey, Christian… appelle alors Cristobal.

Et tous ses amis éclatent de rire, lui compris. Christian ouvre de grands yeux, interloqué.

Je ne sais pas quelles saloperies ils ont dit sur moi dans la chambre, mais ils ont dû se déchaîner pour rire juste à l’entente de mon prénom…

Un des jeunes, Alexandre, tombe alors à la renverse. Une fois par terre, il arrête de rire et prononce toute une série de mots sans queue ni tête. Voyant qu’aucun ne réagit, Christian s’approche alors du garçon pour l’aider à se relever quand soudain, il sent une odeur bizarre. Paniqué, il tourne la tête dans tous les sens pour savoir d’où provient l’odeur. Ses réactions font encore plus rire les jeunes. Christian saisit alors par le col Cristobal.

_ Qu’est-ce que vous avez fait, connard ? Vous avez fait cramer quoi au juste ?
_ Caaaaalme… Tu devrais essayer toi aussi…

Ne comprenant pas un traître mot de ce que lui raconte Cristobal, Christian le lâche et se précipite vers la chambre. Il y a de la fumée partout. Mais plus il observe la chambre, plus sa peur diminue. Elle diminue pour en laisser place à une autre.

Il n’y a rien qui crame… Il n’y a pas de flamme. À bien y réfléchir en plus, ça ne sent pas le brûlé. C’est une autre odeur. Ils ont fumé ? Non, ça ne sent pas à ce point une cigarette… Alors ils ont fumé autre chose que des clopes ? Oh putain.

Il fouille un peu la chambre du regard et tombe sur un cendrier plein de grosses cigarettes. Christian comprend vite qu’il s’agit de joints et la peur l’envahit soudain plus brutalement qu’avant. Il comprend également que tous les jeunes dans le salon sont totalement défoncés.

Ca explique bien des choses. Putain, j’arrive pas à croire qu’ils aient fait ça ! Si nos mères rentrent, on est dans la merde ! « On » ??? Comment ça « On » ?! C’est eux qui se sont drogués, pas moi ! Pourquoi je devrais payer avec eux ?! Ils ont qu’à assumer leurs conneries, moi, j’me barre !

Christian quitte alors la pièce, plus énervé que jamais, mais la peur de se faire prendre lui tenaillant le ventre. Il n’entend même pas ce qui se passe dans le salon. Il claque la porte de l’appartement et se retrouve sur la coursive. Il en profite pour souffler un bon coup. Il descend un étage et se retrouve chez lui. Il va s’allonger sur son lit histoire de se calmer un peu. Ce jour-là, il déteste encore un peu plus Cristobal.

Je le hais. Dieu que je le hais ! Espèce de sale bouffon ! Il fait ses conneries avec ses potes à la con et il pense même pas aux conséquences ! Il pense même pas à la merde dans laquelle il se trouvera si sa mère voit ça. Rien que pour ça, j’aimerai qu’il se fasse prendre. Que sa mère le pourrisse comme elle l’a jamais fait. Qu’elle le prive de sortie, le prive de ses potes… Qu’il soit forcé de rester avec moi parce que je suis son « ami » le plus raisonnable. Je crois que dans ce cas-là, je serais heureux de le voir, rien que pour admirer sa tête de dépressif…

Christian continue ses médisances pendant plus d’une heure. À un moment, il a entendu des cris dans le couloir. « Sûrement ces dégénérés » a-t-il pensé. Puis, le téléphone sonne. Dérangé dans son activité favorite, celle de passer ses nerfs sur Cristobal, il décroche, un peu en rogne. Seulement, son humeur change du tout au tout quand il entend les mots prononcés.

« Christian, c’est Cristobal. Je… Je sais qu’on est pas amis mais s’il te plaît. Rends-moi un service. J’ai un gros problème. Mes amis sont partis, si ça peut aider à te convaincre. Monte, s’il te plaît, c’est important ! »

Et Cristobal raccroche. Christian se sent jubiler. C’est la première fois de sa vie qu’il entend Cristobal le supplier. Il a encore envie d’entendre ça. Il est quand même un peu curieux. Sans se poser plus de questions, il se précipite à l’étage au-dessus.

lien permanent

Moi aussi, je te hais : Chapitre 3.  (Moi aussi, je te hais) posté le jeudi 23 juillet 2009 17:26

Note de l'auteur : Désolée du retard ! Mais normalement, (je dis bien "normalement") le chapitre 4 arrive bientôt ! Et bonjour ou bonsoir aussi ! XD.

Petite précision sur le chapitre : En fait, au départ, Christian ne pensait pas du tout à un piège. Mais vos commentaires m'y ont fait penser... N'empêche, vous êtes méchants avec ce pauvre Cristobal qui n'a rien demandé... Il n'est pas si horrible ! Ca n'est qu'un gamin en pleine crise d'ado PTDR. En plus, le plus horrible des deux, c'est Christian, sans aucun doute. (Moi ? Faire du favoritisme ? Pourquoi vous dîtes ça ? XD)

IMPORTANT : Je voulais savoir... Comme cette fic' ne sera pas très longue, lorsqu'elle sera terminée et avant de commencer "Le Mal Compris" (qui ne sera pas bien longue non plus), je voulais savoir si je pouvais vous poster quelques OS ? Je m'arrangerai pour les finir, je vous enverrai les résumés et vous choisirez lequel vous plaît le plus. Je le diviserai en partie et je posterai des suites régulièrement. Mais si vous préférez avoir "Le Mal Compris" juste après cette fic', ça ne me pose aucun problème ^^.

Bref, merci pour vos commentaires et merci de me lire. Je continue mes tournées de blogs très lentement mais sûrement. Bisous à tous et à toutes =).

Image :  Donc c'est Ku Hye Seon (à gauche) dans le rôle de Geum Jan Di et Kim Hyun Joong (à droite) dans le rôle de Yoon Ji Hoo dans le drama coréen "Boys Before Flowers" ou "Boys Over Flowers" (l'avis est partagé sur le nom).


C’est la première fois de ma vie que je monte ces marches en étant heureux ! Non… Pire… Je frôle la défaillance cardiaque tant je suis rempli de bonheur !

Alors que Christian monte les dernières marches qui le relient au palier de son ennemi, Cristobal, une idée lui effleure l’esprit. Et si tout ça n’était qu’un piège ? Mais l’idée est vite chassée de son esprit. Elle en est même bannie quand Christian aperçoit la mine défaite de Cristobal.

Cristobal est un salaud que je ne peux pas blairer. Mais soyons réalistes, entre lui et moi, il n’y a jamais eu que des insultes. On se fait mutuellement passer des journées de merde, c’est tout. Il n’est pas capable de me tendre un piège et il en est de même pour moi. On est juste des gamins.

Cristobal s’approche de Christian avec un air soulagé qu’il tente de cacher.

_ Tu es venu…
_ Oh que oui… Je n’aurais manqué ça pour rien au monde…

Cristobal fronce les sourcils, interrogateur. Il décide d’ignorer la remarque de Christian et se remet à parler :

_ Je t’explique la situation… En fait euh… Tu vois, mes amis et moi, disons qu’on a… Un peu déconné, tu vois ? Enfin, tu le sais mais… Après ton départ disons qu’on a encore plus déconné…
_ Abrège, viens en aux faits. Qu’est-ce que vous avez foutu ? l’interrompt Christian avec un sourire moqueur.
_ On a foutu le bordel le plus total chez moi. Ma mère rapplique dans une heure trente et tout seul, j’aurais jamais fini.
_ Eeeeeet ??? demande Christian avec un sourire jusqu’aux oreilles.
_ Viens m’aider à nettoyer, s’il te plaît !

Christian éclate de rire. Voyant que Cristobal ne plaisante absolument pas, son rire devient beaucoup plus moqueur. Alors que Cristobal fait demi-tour pour rentrer chez lui, tout en fulminant de rage, Christian reprend son calme et répond, catégorique :

_ Non. J’suis pas ta bonne, bouffon.
_ Mais je te demande pas la lune bordel ! Je te demande juste de m’aider !
_ Donne-moi juste UNE bonne raison de le faire. Ou alors, cite-moi un moment de ma vie où tu m’as aidé.
_ C’est d’la triche, tu ne m’as jamais demandé d’aide ! s’exclame Cristobal, indigné.
_ Parce que moi, je n’ai pas l’habitude d’aller pleurer devant les autres en les suppliant de m’aider !
_ Je n’ai jamais fait ça avec qui que ce soit ! rétorque Cristobal, de plus en plus agacé.
_ Ah bon ? C'est l'impression que tu m'as laissée pourtant. M’enfin, tu ne dois avoir aucune fierté pour venir me demander de l’aide. Pourquoi moi, au fait ? demande soudainement Christian.
_ Parce que t’habites pas loin, que t’es fiable, enfin, sauf avec moi... Et puis parce qu’à l’heure qu’il est, tous mes potes doivent être en train de délirer sur tout et n’importe quoi et que c’est eux qui m’ont foutu dans la merde ! Ils sont sûrement pas en état de nettoyer... Ils ne feraient qu'aggraver les choses...
_ Ca sert à ça les amis. Enfin, « tes » amis. Bon, je retourne chez moi.
_ ATTENDS ! crie Cristobal, faisant se retourner Christian avec des yeux ronds. Je ne t’ai jamais aidé, c’est vrai. Tu n’as pas de raison de m’aider mais… Je te donnerai ce que tu veux ! De l’argent si tu veux !
_ Hm… Disons plutôt que tu me devras une faveur. N’importe laquelle, ok ? propose Christian avec un sourire en coin.
_ Je refuse, vicelard ! Tu vas me demander de faire un truc horrible.
_ Sale quiche. Une faveur, ça n’est pas un gage. Te demander de te ramener à poil au lycée, ça, c’est un gage par exemple. Une faveur, c’est un juste retour des choses. Je t’aide, tu m’aides.
_ Comme si tu avais des problèmes toi, t’es un enfant modèle ! Coincé aussi, si tu veux mon avis, marmonne Cristobal.
_ Je me passerai de tes commentaires. Alors on fait comme ça ? Si un jour j’ai des ennuis, tu m’aideras ?
_ Ouais, ok, s’empresse de répondre Cristobal.
_ Si un jour je tue ta mère pour ne plus t’avoir sur le dos, tu m’aideras à cacher le corps, ok ?
_ Alors déjà que je ne te trouve pas marrant d’habitude, là, encore moins. Si t’as le temps de faire des blagues, t’as le temps de m’aider à nettoyer mon appart’.

Et Cristobal se précipite dans son appartement suivi par Christian. Immédiatement, une forte odeur de tabac se fait sentir. Christian pousse un grand soupir. L’odeur est si forte, si entêtante (Ndla : Je ne sais pas si le mot convient trop mais j’en voyais pas d’autre Oo) que ses habits doivent en être déjà imprégnés. Il lance un regard meurtrier à Cristobal qui continue d’avancer dans le couloir reliant la porte d’entrée aux autres pièces.

Il me doit une faveur, il me doit une faveur… Attends avant de le tuer… Une faveur… Il peut toujours servir… Tu n’as pas longtemps à attendre mon petit Christian… Il te rend service et tu lui tords le cou ! Tu l'étrangles, tu l'étripes, tu l'égorges...

Cristobal entre dans la cuisine. Lorsque Christian y entre à son tour, il ne peut s’empêcher d’écarquiller les yeux à leur maximum, tout en ouvrant la bouche en grand. D’un côté, que Cristobal lui demande de l’aide, ça prouvait que l’appartement n’était pas au mieux de sa forme niveau propreté mais là… Il ne s’attendait pas à ça, c’est le moins qu’on puisse dire ! Le sol de la cuisine était noir de crasse. Non, à bien y regarder, c’était des empreintes de pas. Cristobal et ses amis avaient dû renverser un quelconque produit par terre et avaient marché dedans. « Judicieux. Très intelligent en effet » pensa Christian avec la plus grande ironie dont il n’ait jamais fait preuve. De plus, le pauvre sol collait. Le produit renversé devait être un soda ou autre boisson sucrée du même genre, comme en témoignait la table jonchée de bouteilles à moitié pleines ou à moitié vides. Mais le sol n’avait pas subi que ça. Il était parsemé de…

_ DE PÂTES ? hurle Christian en observant les pâtes crues dispersées dans toute la cuisine.
_ En fait… On avait très faim… Et très soif… Ca a un peu dégénéré en bataille de pâtes… Et d’eau…
_ Oh mais vous êtes deg’ ! Vous vous êtes jetés du coca à la gueule ? demande Christian, dégoûté.

Cristobal ne répond pas. Il se mord les lèvres nerveusement. Il ne reste plus qu’une heure et quart avant que sa mère ne rentre.

Christian continue son inspection. La table n’est pas couverte que de bouteilles. Il y a aussi des couverts. Et il s’aperçoit avec horreur qu’il y a une assiette cassée.

_ Et tu veux qu’on nettoie ce massacre en un peu plus d’une heure ? On y arrivera pas, affirme Christian, défaitiste.
_ S’il n’y avait que ça…

Christian se retourne brusquement vers son voisin. Il fronce les sourcils. Cristobal répond à sa question muette en lui faisant signe de le suivre. Ce que Christian fait presque à reculons. Ils arrivent à l’entrée du salon où Cristobal pénètre. Mais Christian recule d’un pas, secoué par un haut-le-cœur.

_ Ca pue ! C’est quoi cette odeur ?! Ca m’écœure… On dirait une odeur de gerbe, sérieux…
Voyant que Cristobal ne dément pas, Christian recule encore d’un pas en affichant une magnifique grimace de dégoût.

_ Un de tes potes a vomi ? demande-t-il, de plus en plus désespéré.
_ Pas qu’un. Et pas qu’une fois… soupire Cristobal avec fatalisme.
_ Pitié, c’est pas vrai… gémit Christian.
_ Ce sont les deux seules pièces « contaminées », on va dire. Les autres, ils n’y sont pas allés et j’ai rangé ma chambre. À deux, si on se bouge, on peut le faire !
_ Il est hors de question que j’entre dans cette pièce. Rien que l’odeur me donne envie de vomir et on n’a pas besoin que je rajoute ma part de saleté à la pièce. Je vais m’occuper de la cuisine. Toi, tu restes là. Ah et ouvre les fenêtres… Aère. Parce qu’entre l’odeur de shit et de gerbe, ta mère, elle va vite capter, même si l’appart’ est nickel.

Christian retourne à la cuisine tandis que Cristobal accourt vers les fenêtres pour les ouvrir en grand.

lien permanent

Moi aussi, je te hais : Chapitre 4.  (Moi aussi, je te hais) posté le jeudi 13 août 2009 18:08

Note de l'auteur : OU PAS ! Je suis désolée du retard. Bonjour ou bonsoir sinon ! Que vous réserve ce chapitre ? Une bonne blague pourrie signée Marine que j'ai absolument voulu inclure. Un bisou pour celui ou celle qui la trouve ! (Et là, Marine n'a plus de lecteurs XDDDD) Hm pardon, je plaisantais.

Je vous laisse, encore merci pour vos commentaires, merci de me lire et de ne pas perdre patience, que ce soit pour les retards ou pour les blagues qui ne font rire que moi XD. Enjoyyyyy !!!

Image : À gauche, Sakurai Sho et à droite Aiba Masaki. Parce qu'ensemble, ils forment le SakurAiba et parce que dans une maison hantée, tous les deux, c'est le fou-rire assuré ! (Ca n'explique rien mais vous allez devoir faire avec ! XD)

 

Christian observe la cuisine en soupirant.

_ C’est possible de foutre le bordel à ce point en deux heures ? Non ! Non, j’ai rien dit ! La cuisine ne serait pas dans cet état s’ils avaient été dedans pendant deux heures… Je devrais m’estimer heureux. Ca ? Ca a été fait en dix minutes, même pas… Vu leur état…

Plus loin, Cristobal entend son ennemi parler tout seul. « Pourtant, il a rien pris lui » pense-t-il. Il hausse les épaules. Après tout, tant que Christian l’aide, il s’en fout royalement que ce dernier délire. Justement, Christian arrête de parler tout seul. Du moins, à voix haute.

Okey alors… Faut établir une méthode de rangement. D’abord, la table. Je la débarrasse, je la nettoie, puis je m’occupe du sol… Hey, n’empêche, on croirait que j’ai fait ça toute ma vie ! Ouais euh… Je vais éviter de dire ce genre de conneries à voix haute.

Christian cherche du regard les éléments nécessaires pour nettoyer la pièce. Il ne trouve rien. Il pousse un énième soupir -il n’avait jamais autant soupiré de sa vie-  et se remet à parler :

_ Il faut qu’on m’explique cette situation, parce que je ne la comprends pas moi-même. Je suis en train de nettoyer les conneries d’une bande de drogués, pour rendre service à mon ennemi et j’y gagne quoi ? Une faveur que je n’utiliserais probablement jamais. Effectivement… Je suis étrange. CRISTOBAAAAAAAAAAAAAAAAAL ! hurle-t-il soudainement.

Cristobal sursaute et arrive dans la cuisine, affolé. Il s’approche de Christian, interrogateur mais ce dernier lui intime de ne pas s’approcher plus.

_ Oh putain, tu schmeck le chameau ! s’écrie Christian.
_ Je… Quoi ? Hein ? demande Cristobal, déconcerté.
_ Tu pues quoi !
_ Euh normal, je nettoie de la gerbe, tu t’attendais peut-être à ce que je sente la rose ?
_ Interdiction de m’approcher à plus de deux mètres. Après ton nettoyage, tu vas te doucher, tu brûles tes vêtements aussi.
_ Genre j’vais brûler mes fringues ! C’est un pantalon « Le temps des cerises » !
_ Et moi, j’préfère les framboises. Bref, cessons les tergivi… si… euh… fi… cations…
_ Tergivisifications ? Plus simple : Cessons de tergiverser, se moque Cristobal.
_ … Tu veux que je t’aide, oui ou non ?
_ Je passerai outre le chantage et je réponds oui. Donc venons-en à l’essentiel, veux-tu ?
_ Tu veux que je nettoie avec quoi ? Avec la langue peut-être ?
_ Ca t’éviterait de débiter autant de connerie, marmonne Cristobal dans sa barbe alors qu’il va chercher tout ce qui pourrait être utile à Christian.
_ Pardon ? Je n’ai pas bien entendu ! le nargue Christian. Tu peux répéter ?
_ Rien, rien, j’ai rien dit. Tiens : Sac poubelle, balai, serpillère, seau… Enfin, voilà quoi. C’est bon ?
_ Ouais ouais, pose tout là. T’as pas un autre sac poubelle ? Pour le recyclage ?
_ Mais on s’en fout du recyclage !!!
_ Ah ouais, alors en fait, t’es pourri jusqu’à la moelle.
_ Christian, écoute-moi bien. Avec tes conneries, ma mère arrive dans une heure et cinq minutes. Je suis au bord de la crise de nerf, ok ?
_ C’ma faute peut-être ? Je te signale que ce n’est pas moi qui me suis…

Cristobal quitte précipitamment la cuisine en hurlant « Je sais ! ». Christian, satisfait d’avoir fait péter les plombs à son ennemi, s’attèle à sa tâche.

L’appartement se fait silencieux pendant une trentaine de minute. À la fin de ce laps de temps, Christian pose le sac poubelle plein à craquer dans l’entrée. Cristobal fait de même.

_ Tu finis seulement maintenant ? demande Christian. T’avais deux fois moins que moi à nettoyer, se plaint-il.
_ Ouais mais ça m’écœurait tellement que j’avançais à deux à l’heure, lui répond Cristobal.

Christian hoche la tête, compréhensif. Il propose à Cristobal d’aller jeter les poubelles pendant que ce dernier irait se doucher, ce que l’aîné accepte.

Une fois tout ceci fait, les deux ennemis se retrouvent dans le salon, ne sachant quoi dire. L’ambiance n’est pas aussi lourde que d’habitude. Ils ne se taisent pas parce qu’ils se détestent, ils se taisent parce qu’ils sont fatigués et l’atmosphère reflète ce changement.  Soudain, Cristobal pousse une exclamation horrifiée et se précipite vers la table dressée dans le salon, sur laquelle est posé un gâteau d’anniversaire.

_ Le gâteau ! Comment on va faire pour le gâteau ?! s’écrie Cristobal, paniqué. Il est intact, on y a pas touché !
_ Eh bah tu diras à ta mère qu’on avait pas envie de manger son gâteau… Il a l’air dégueulasse en plus, fait Christian en jetant un vague coup d’œil au dit gâteau.
_ Tu dis ça parce que c’est mon gâteau d’anniv’, c’est ça ? Bref bref. Non mais c’est pas logique… On aurait pas mangé le gâteau mais on aurait dévalisé les placards ?
_ C’est ça l’excuse que tu comptes donner à ta mère ? Que vous aviez faim ? Normal… Vous aviez faim alors en plein milieu de l’après-midi, au lieu de manger des biscuits, ou un gâteau d’anniversaire par exemple, vous avez mangé des pâtes et autres plats consistants du même genre.

Cristobal se décompose. Il blêmit d’un coup et perd toute sa motivation à démentir les propos de Christian. Le cadet lève alors les yeux au ciel et part couper le gâteau. Il met deux parts dans deux assiettes en plastique. Il invite Cristobal à venir s’attabler à côté de lui.

_ Au moins, il sera plus intact, se justifie Christian simplement.

Cristobal sourit faiblement et commence à manger. Ils en sont à leur deuxième part lorsque Christian fait une remarque qui démoralise encore plus Cristobal :

_ Ah, j’espère que ta mère va pas te demander ce que t’ont offert tes amis… Vu qu’ils ne t’ont rien offert.
_ Disons que, le cadeau, on en a profité tous ensemble… murmure Cristobal, déconfit.
_ Oh je vois… Quel suuubliiime cadeau ! ironise Christian.

Finalement, Cristina rentre chez elle. Cristobal est tellement nerveux qu’il en oublie de respirer par moments et Christian doit se retenir de ne pas rire devant un tel comportement.

_ Oh, les autres sont déjà partis ? demande la mère.
_ Euh oui, oui, ils sont partis assez tôt, répond Cristobal, mal à l’aise.
_ Alors, qu’est-ce que tu as eu comme cadeau ?

Cristobal manque de s’étouffer et ne répond pas. Bizarrement, au lieu de se moquer, c’est Christian qui répond à sa place :

_ Ses amis veulent lui offrir un cadeau général… De la part de tout le monde. Mais c’est dur de tous se réunir en vacances… Alors ils ont décidé de lui offrir à la rentrée.
_ Oui, oui c’est ça… souffle Cristobal, stupéfait.
_ Et toi ? Tu lui as offert quoi Christian ? demande Cristina.
_ Ah ! J’avais complètement oublié !

Christian se rappelle que le cadeau que sa mère lui avait donné de force est toujours sur le canapé. Il le prend et le tend à Cristobal en lui souhaitant un joyeux anniversaire. L’aîné se sent troublé. Même si tous deux jouent la comédie, il a vraiment l’impression que l’adolescent qui se tient devant lui est son ami. Il se surprend même à penser qu’il aimerait jouer le rôle de l’ami de Christian plus souvent… Ou pour toujours. Peut-être en a-t-il marre de cette querelle qui dure depuis… Aussi longtemps qu’il s’en souvienne, cette haine avait toujours été présente. Peut-être ce nouvel aspect qu’il a découvert de Christian, cet aspect amical lui plaît. Peut-être les deux.

_ Allô la lune, ici la terre… Tu me reçois ? se moque Christian en observant son ennemi qui est complètement ailleurs.
_ Ah euh… bégaye Cristobal en sortant brusquement de ses pensées. Merci, merci.

Cristobal déballe le paquet cadeau et trouve des vêtements à l’intérieur. Il les regarde à peine. Tout ce dont il a envie, c’est de serrer la main que lui tend Christian pour le remercier. C’est ce qu’il s’apprête à faire mais une question de sa mère lui remet de nouveau les nerfs à fleur de peau :

_ Mais qu’est-ce qu’il s’est passé dans ma cuisine ? Il n’y a plus une seule boisson ! Et il manque des pâtes non ?

Encore une fois, Christian prend les devants :

_ C’est parce que les amis de Cristobal font une fête ce soir… Ils ont demandé s’ils pouvaient prendre des boissons ici, parce qu’on a pratiquement rien bu… Et ils voulaient aussi des pâtes pour le repas qu’ils feraient.
_ Oh d’accord ! Vous avez bien fait. Mieux vaut que les boissons servent à quelqu’un. Nous, on est plutôt classiques, on boit de l’eau…

Cristobal jette un coup d’œil effaré à Christian. « Comment fait-il pour être aussi calme ? Pour répondre aussi facilement ? » se demande Cristobal. « Peut-être parce qu’il n’est pas le coupable dans l’affaire… Il arrive mieux à réfléchir que moi. » pense-t-il.

_ Bon allez, je vais rentrer chez moi ! s’exclame Christian.
_ D’accord, merci d’être venu et merci pour le cadeau Christian, dit Cristina.
_ De rien, au-revoir !

Christian se dirige vers la porte d’entrée. Cristobal se dit que c’est le moment ou jamais et il crie à l’intention de son ennemi :

_ Merci pour ta présence !

Et Christian sourit, parce qu’il sait que Cristobal, malgré ses dires, ne le remercie pas uniquement de sa présence.

lien permanent



 

Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : Bioshock 2 PC | Bioshock 2 PS3 | Call of Duty : Modern Warfare 2 360 | F1 2009 Wii | Assassin's Creed II : Discovery DS