Note de
l'auteur : OU PAS ! Je suis désolée du retard. Bonjour ou
bonsoir sinon ! Que vous réserve ce chapitre ? Une bonne blague
pourrie signée Marine que j'ai absolument voulu inclure. Un bisou
pour celui ou celle qui la trouve ! (Et là, Marine n'a plus de
lecteurs XDDDD) Hm pardon, je plaisantais.
Je vous laisse, encore merci pour vos commentaires,
merci de me lire et de ne pas perdre patience, que ce soit pour les
retards ou pour les blagues qui ne font rire que moi XD. Enjoyyyyy
!!!
Image : À gauche, Sakurai Sho
et à droite Aiba Masaki. Parce qu'ensemble, ils forment le
SakurAiba et parce que dans une maison hantée, tous les deux, c'est
le fou-rire assuré ! (Ca n'explique rien mais vous allez devoir
faire avec ! XD)
Christian observe la cuisine en
soupirant.
_ C’est possible de foutre le
bordel à ce point en deux heures ? Non ! Non, j’ai
rien dit ! La cuisine ne serait pas dans cet état s’ils
avaient été dedans pendant deux heures… Je devrais
m’estimer heureux. Ca ? Ca a été fait en dix minutes,
même pas… Vu leur état…
Plus loin, Cristobal entend son
ennemi parler tout seul. « Pourtant, il a rien pris lui »
pense-t-il. Il hausse les épaules. Après tout, tant que Christian
l’aide, il s’en fout royalement que ce dernier délire.
Justement, Christian arrête de parler tout seul. Du moins, à voix
haute.
Okey alors… Faut établir
une méthode de rangement. D’abord, la table. Je la
débarrasse, je la nettoie, puis je m’occupe du sol…
Hey, n’empêche, on croirait que j’ai fait ça toute ma
vie ! Ouais euh… Je vais éviter de dire ce genre de
conneries à voix haute.
Christian cherche du regard les
éléments nécessaires pour nettoyer la pièce. Il ne trouve rien. Il
pousse un énième soupir -il n’avait jamais autant soupiré de
sa vie- et se remet à parler :
_ Il faut qu’on
m’explique cette situation, parce que je ne la comprends pas
moi-même. Je suis en train de nettoyer les conneries d’une
bande de drogués, pour rendre service à mon ennemi et j’y
gagne quoi ? Une faveur que je n’utiliserais
probablement jamais. Effectivement… Je suis étrange.
CRISTOBAAAAAAAAAAAAAAAAAL ! hurle-t-il soudainement.
Cristobal sursaute et arrive dans
la cuisine, affolé. Il s’approche de Christian, interrogateur
mais ce dernier lui intime de ne pas s’approcher plus.
_ Oh putain, tu schmeck le
chameau ! s’écrie Christian.
_ Je… Quoi ? Hein ? demande Cristobal,
déconcerté.
_ Tu pues quoi !
_ Euh normal, je nettoie de la gerbe, tu t’attendais
peut-être à ce que je sente la rose ?
_ Interdiction de m’approcher à plus de deux mètres. Après
ton nettoyage, tu vas te doucher, tu brûles tes vêtements
aussi.
_ Genre j’vais brûler mes fringues ! C’est un
pantalon « Le temps des cerises » !
_ Et moi, j’préfère les framboises. Bref, cessons les
tergivi… si… euh… fi…
cations…
_ Tergivisifications ? Plus simple : Cessons de
tergiverser, se moque Cristobal.
_ … Tu veux que je t’aide, oui ou non ?
_ Je passerai outre le chantage et je réponds oui. Donc venons-en à
l’essentiel, veux-tu ?
_ Tu veux que je nettoie avec quoi ? Avec la langue
peut-être ?
_ Ca t’éviterait de débiter autant de connerie, marmonne
Cristobal dans sa barbe alors qu’il va chercher tout ce qui
pourrait être utile à Christian.
_ Pardon ? Je n’ai pas bien entendu ! le nargue
Christian. Tu peux répéter ?
_ Rien, rien, j’ai rien dit. Tiens : Sac poubelle,
balai, serpillère, seau… Enfin, voilà quoi. C’est
bon ?
_ Ouais ouais, pose tout là. T’as pas un autre sac
poubelle ? Pour le recyclage ?
_ Mais on s’en fout du recyclage !!!
_ Ah ouais, alors en fait, t’es pourri jusqu’à la
moelle.
_ Christian, écoute-moi bien. Avec tes conneries, ma mère arrive
dans une heure et cinq minutes. Je suis au bord de la crise de
nerf, ok ?
_ C’ma faute peut-être ? Je te signale que ce
n’est pas moi qui me suis…
Cristobal quitte précipitamment la
cuisine en hurlant « Je sais ! ». Christian,
satisfait d’avoir fait péter les plombs à son ennemi,
s’attèle à sa tâche.
L’appartement se fait
silencieux pendant une trentaine de minute. À la fin de ce laps de
temps, Christian pose le sac poubelle plein à craquer dans
l’entrée. Cristobal fait de même.
_ Tu finis seulement
maintenant ? demande Christian. T’avais deux fois moins
que moi à nettoyer, se plaint-il.
_ Ouais mais ça m’écœurait tellement que
j’avançais à deux à l’heure, lui répond Cristobal.
Christian hoche la tête,
compréhensif. Il propose à Cristobal d’aller jeter les
poubelles pendant que ce dernier irait se doucher, ce que
l’aîné accepte.
Une fois tout ceci fait, les deux
ennemis se retrouvent dans le salon, ne sachant quoi dire.
L’ambiance n’est pas aussi lourde que d’habitude.
Ils ne se taisent pas parce qu’ils se détestent, ils se
taisent parce qu’ils sont fatigués et l’atmosphère
reflète ce changement. Soudain, Cristobal pousse une
exclamation horrifiée et se précipite vers la table dressée dans le
salon, sur laquelle est posé un gâteau d’anniversaire.
_ Le gâteau ! Comment on va
faire pour le gâteau ?! s’écrie Cristobal, paniqué. Il
est intact, on y a pas touché !
_ Eh bah tu diras à ta mère qu’on avait pas envie de manger
son gâteau… Il a l’air dégueulasse en plus, fait
Christian en jetant un vague coup d’œil au dit
gâteau.
_ Tu dis ça parce que c’est mon gâteau d’anniv’,
c’est ça ? Bref bref. Non mais c’est pas
logique… On aurait pas mangé le gâteau mais on aurait
dévalisé les placards ?
_ C’est ça l’excuse que tu comptes donner à ta
mère ? Que vous aviez faim ? Normal… Vous aviez
faim alors en plein milieu de l’après-midi, au lieu de manger
des biscuits, ou un gâteau d’anniversaire par exemple, vous
avez mangé des pâtes et autres plats consistants du même genre.
Cristobal se décompose. Il blêmit
d’un coup et perd toute sa motivation à démentir les propos
de Christian. Le cadet lève alors les yeux au ciel et part couper
le gâteau. Il met deux parts dans deux assiettes en plastique. Il
invite Cristobal à venir s’attabler à côté de lui.
_ Au moins, il sera plus intact, se
justifie Christian simplement.
Cristobal sourit faiblement et
commence à manger. Ils en sont à leur deuxième part lorsque
Christian fait une remarque qui démoralise encore plus
Cristobal :
_ Ah, j’espère que ta mère va
pas te demander ce que t’ont offert tes amis… Vu
qu’ils ne t’ont rien offert.
_ Disons que, le cadeau, on en a profité tous ensemble…
murmure Cristobal, déconfit.
_ Oh je vois… Quel suuubliiime cadeau ! ironise
Christian.
Finalement, Cristina rentre chez
elle. Cristobal est tellement nerveux qu’il en oublie de
respirer par moments et Christian doit se retenir de ne pas rire
devant un tel comportement.
_ Oh, les autres sont déjà
partis ? demande la mère.
_ Euh oui, oui, ils sont partis assez tôt, répond Cristobal, mal à
l’aise.
_ Alors, qu’est-ce que tu as eu comme cadeau ?
Cristobal manque de
s’étouffer et ne répond pas. Bizarrement, au lieu de se
moquer, c’est Christian qui répond à sa place :
_ Ses amis veulent lui offrir un
cadeau général… De la part de tout le monde. Mais
c’est dur de tous se réunir en vacances… Alors ils ont
décidé de lui offrir à la rentrée.
_ Oui, oui c’est ça… souffle Cristobal,
stupéfait.
_ Et toi ? Tu lui as offert quoi Christian ? demande
Cristina.
_ Ah ! J’avais complètement oublié !
Christian se rappelle que le cadeau
que sa mère lui avait donné de force est toujours sur le canapé. Il
le prend et le tend à Cristobal en lui souhaitant un joyeux
anniversaire. L’aîné se sent troublé. Même si tous deux
jouent la comédie, il a vraiment l’impression que
l’adolescent qui se tient devant lui est son ami. Il se
surprend même à penser qu’il aimerait jouer le rôle de
l’ami de Christian plus souvent… Ou pour toujours.
Peut-être en a-t-il marre de cette querelle qui dure depuis…
Aussi longtemps qu’il s’en souvienne, cette haine avait
toujours été présente. Peut-être ce nouvel aspect qu’il a
découvert de Christian, cet aspect amical lui plaît. Peut-être les
deux.
_ Allô la lune, ici la
terre… Tu me reçois ? se moque Christian en observant
son ennemi qui est complètement ailleurs.
_ Ah euh… bégaye Cristobal en sortant brusquement de ses
pensées. Merci, merci.
Cristobal déballe le paquet cadeau
et trouve des vêtements à l’intérieur. Il les regarde à
peine. Tout ce dont il a envie, c’est de serrer la main que
lui tend Christian pour le remercier. C’est ce qu’il
s’apprête à faire mais une question de sa mère lui remet de
nouveau les nerfs à fleur de peau :
_ Mais qu’est-ce qu’il
s’est passé dans ma cuisine ? Il n’y a plus une
seule boisson ! Et il manque des pâtes non ?
Encore une fois, Christian prend
les devants :
_ C’est parce que les amis de
Cristobal font une fête ce soir… Ils ont demandé s’ils
pouvaient prendre des boissons ici, parce qu’on a
pratiquement rien bu… Et ils voulaient aussi des pâtes pour
le repas qu’ils feraient.
_ Oh d’accord ! Vous avez bien fait. Mieux vaut que les
boissons servent à quelqu’un. Nous, on est plutôt classiques,
on boit de l’eau…
Cristobal jette un coup
d’œil effaré à Christian. « Comment fait-il pour
être aussi calme ? Pour répondre aussi
facilement ? » se demande Cristobal. « Peut-être
parce qu’il n’est pas le coupable dans
l’affaire… Il arrive mieux à réfléchir que moi. »
pense-t-il.
_ Bon allez, je vais rentrer chez
moi ! s’exclame Christian.
_ D’accord, merci d’être venu et merci pour le cadeau
Christian, dit Cristina.
_ De rien, au-revoir !
Christian se dirige vers la porte
d’entrée. Cristobal se dit que c’est le moment ou
jamais et il crie à l’intention de son ennemi :
_ Merci pour ta présence !
Et Christian sourit, parce
qu’il sait que Cristobal, malgré ses dires, ne le remercie
pas uniquement de sa présence.