Note de
l'auteur : Bonjour ou bonsoir. Je ne sais pas comment me
faire pardonner. Vous me laissez beaucoup de commentaires, tous
très gentils, avec vos idées sur cette fic' ( d'ailleurs j'aime
beaucoup lire ce que vous pensez, j'y ai trouvé des idées très
intéressantes ! ), avec vos encouragements et tout... Tandis que
moi, je ne suis pas capable d'aller sur vos blogs, ne serait-ce
qu'une fois par semaine, ni de lire régulièrement vos fictions.
J'en suis terriblement désolée. Je fais la tournée des blogs
maintenant, vu que demain, je n'aurais pas le temps ^^. Merci pour
tout, pour vos commentaires, pour vos intuitions ( auquelles je ne
répondrai pas ! Bah oui, sinan, c'est pas marrant, j'vais pas vous
dire si elles sont justes ou fausses XD. ), pour votre patiente
INIFINIE ! Merci de continuer à me lire =).
Bref, voilà. J'espère que le chapitre vous plaira, même si là... Ca
ressemble pas du tout à mon style d'écriture ! XDDD. Moi qui adore
faire des chapitres légers avec mes délires à deux balles, j'ai
galéré pour celui-là. Ca se dit pas mais bon... J'aime trop ce
chapitre. Même si pour l'instant, on ne voit pas le lien avec Nino
et les trois autres.
Bonne lecture, bisous et encore merci =).
( Nariel = J'ai pas eu mon Bob l'éponge... Dommage XD. Mais à la
place, j'ai eu... Un sac, un porte-monnaie et un cadre... TOUT CA
EN BOB L'EPONGE ! PTDRR... Les gens sont toujours choqués quand de
mon sac Bob l'éponge, je sors mon porte-monnaie Bob l'éponge et
s'ils continuent de me fixer, ils verront que je sors mon portable
bien au chaud dans sa protection Bob l'éponge ! XD. J'aime trop
Bob, je suis une Bob l'épongophile XD. Bon, il serait temps
d'arrêter mes conneries XD Bisous et contente que ça te plaise ! Ta
théorie farfelue, je l'ai adorée ! )
Image : Akanishi Jin dans
toute sa splendeur, après avoir longuement hésité. ( "Bon, je
prends Jin en mode je-fais-baver ou en mode
même-sans-le-vouloir-je-fais-baver ?" Grand dilemme, n'est-ce pas ?
) J'ai finalement opté pour la photo où j'le trouve le plus
naturel.
Il replaça son menton à sa place initiale, c'est à dire, contre son
torse. Il resserra sa prise sur ses jambes repliées contre ce même
torse. Il avait osé lever la tête, il avait osé les regarder, il
avait osé les défier. Il se mit à trembler. Ca allait être plus
douloureux aujourd'hui... Elles allaient encore le torturer. Autant
psychologiquement que physiquement. Elles allaient sûrement rester
plus longtemps aussi. Histoire de le détruire encore plus.
Car elles étaient là, ces ombres qui le hantaient. Ces ombres, ces
formes sombres en face de lui. Ces formes noires qui venaient
chaque nuit, inlassablement. Ces ombres qui le détruisaient parce
qu'elles constituaient sa plus grande peur et qu'elles en
jouaient.
_ Partez... je vous en prie... je n'ai rien fait de mal... je n'ai
pas mérité ça... réussit-il à articuler malgré sa gorge
nouée.
Aussitôt, il se sentit suffoquer. Il les avait vues bouger. Elles
se dirigeaient vers lui, tout ça parce qu'il avait parlé. Il se
recroquevilla un peu plus contre ces deux murs qui formaient un
angle de la pièce. L'horreur monta soudain en lui lorsqu'il sentit
leur présence près de son corps. Son rythme cardiaque et sa
respiration s'accélérèrent brutalement. Il inspirait et expirait de
grande bouffées d'air mais il avait toujours cette atroce sensation
d'étouffer. Ses yeux jusqu'à présents grands ouverts par la terreur
semblèrent brûler et il les ferma. Cela ne changeait pratiquement
rien puisqu'il avait incliné la tête contre son torse, il fixait
auparavant ses cuisses et la pièce étant plongé dans le noir le
plus total, qu'il ferme ou non les yeux ne le rendait pas plus
aveugle. Par contre, puisqu'il ne se concentrait plus sur ses
cuisses, ses autres sens s'étaient affinés et il sentait plus
intensément maintenant la présence des ombres à côté de lui. C'est
ainsi qu'il entendit plus distinctement leurs murmures, proférant
des menaces pour l'instant encore incompréhensibles, de leurs voix
sans timbre particulier. Ces voix dont à l'ouïe, on ne pouvait
distinguer si elles appartenaient à homme ou femme. De plus, il
sentait à présent les battements de son coeur, violents, battre
contre sa tempe, faisant souffrir sa tête et lui donnant envie de
vomir. Il entendait les formes se rapprocher. Non, il ne les
entendait pas. On ne pouvait les entendre. En fait, il les sentait
se rapprocher. C'était différent et beaucoup plus angoissant pour
lui, parce que les sensations étaient plus intenses. L'une des voix
s'éleva soudain, plus forte que les autres mais n'interrompant pas
les murmures en fond pour autant. Elle se mit à le menacer. A lui
ordonner de faire ce qu'elle désirait. Elle voulait qu'il se fasse
mal, qu'il souffre autant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Les
tremblements du corps du garçon, jusque là à peu près maîtrisés, se
firent incontrôlables et ils étaient plus voyants. Les ombres se
mirent alors à parler toutes en même temps, élevant leur voix dans
la pièce. Insultes, menaces, sous-entendus... Tout y passait. Il
balança alors lentement, du moins autant que les tremblements lui
permettaient, son corps d'avant en arrière, en une prière
silencieuse. Les voix lui ordonnaient de se venger, de faire du mal
aux gens qui ne voyaient pas sa souffrance, qui le laissaient seul.
Elles l'injuriaient, le rabaissaient. Elles lui conseillaient de se
faire du mal, pour que les autres réalisent sa souffrance ou
encore, pour être sûrs d'avoir un impact sur le monde, de se
suicider. Son corps fut pris de spasmes en même temps qu'un bouquet
de sentiments montaient en lui : colère, tristesse, son désir de
blesser, de frapper tous les gens qui auraient le malheur de
l'approcher sans l'aider, son envie de disparaître, rien que pour
qu'elles disparaissent aussi de sa vie. Ses anciennes peurs
refirent alors surface : sa peur d'être épié, sa paranoïa donc, sa
claustrophobie, sa peur du noir, sa peur de lui-même et de toutes
les choses qu'il y avait dans sa tête...
Les spasmes continuaient et plus ils continuaient, plus il sentait
la folie s'emparer de son corps et de son esprit, plus il se
sentait perdre le contrôle. Alors soudain, il hurla. Il hurla de
rage, de désespoir. Il balança son poing contre le mur, faisant
disparaître ainsi les ombres, sûrement satisfaites de leur travail.
Il se releva brusquement et manqua de tomber. Ses muscles étaient
endoloris d'être restés si longtemps dans la même position. Elles
voulaient qu'il se blesse ? Parfait ! Comme d'habitude, il se
mutilerait et pendant un moment, elles se calmeraient, même si
elles viendraient toujours le voir. Elles ne l'approcheraient plus,
elles resteraient à leur place. Il ferait n'importe quoi pour avoir
un tant soit peu la paix. L'esprit confus, les yeux remplis de
larmes, il se dirigea difficilement dans la cuisine et prit un
couteau. Il s'assit alors lourdement à terre et il commença. Sur
ses jambes, il enfonça la lame plus ou moins profondément. Il ne
put retenir un cri de douleur au milieu de ses gémissements
lorsqu'à cause de ses tremblements, la lame était entrée plus que
prévu dans son genou. Il jeta alors le couteau plus loin, le
sang éclaboussant le parquet. Il se frappa le torse, autant de fois
qu'il fut nécéssaire pour obtenir des bleus. Il quitta la cuisine,
marchant inconsciemment sur le couteau, se blessant le dessous du
pied. Il retourna dans son lit et observa ses mains, elles aussi
mutilées par le couteau. Il revint dans la position qu'il avait un
peu plus tôt, cette position qu'il prenait très souvent, pour
tenter de se protéger du monde. Ses bras serraient ses jambes pour
les rapprocher toujours plus près de son torse. Ses mains se
fermèrent alors brusquement sur ses coudes et il se mit à griffer
ses avant-bras. Pour ne plus entendre les plaintes et les
lamentations qui sortaient de sa bouche sans qu'il ne les contrôle,
il plaqua ses mains ensanglantées sur ses oreilles. Il se tirait
les cheveux. Il sentit alors les larmes couler sur son visage, bien
qu'elles n'eut jamais arrêté et qu'il voulut les essuyer. D'abord
doucement, puis lorsqu'il vit que ses sanglots ne s'arrêtaient pas,
il commença alors à s'énerver et ses mains griffaient son visage
mollement, sans lui faire réellement mal mais laissant tout de même
des traces rougeâtres, n'ayant plus la force nécéssaire pour
continuer sa tâche avec autant d'ardeur. Le sommeil l'emporta d'un
coup, comme s'il craignait qu'il recommence son massacre de
lui-même. C'est en se blessant lui-même qu'il évacuait ses pulsions
meurtrières qui l'assaillaient si souvent. C'est en se blessant
lui-même et en évacuant toutes ses émotions qu'il pouvait paraître
normal, devant les gens. C'est comme ça qu'il pouvait avoir des
gens près de lui. C'est comme ça que les gens ne remarquaient rien.
Lorsqu'il s'endormit, son esprit passa en boucle des détails qu'il
préfèrerait oublier mais qui devraient le faire réagir. Des détails
comme : Lui, Sakurai Sho, devenant complètement fou à cause des
fruits de son imagination. Ces choses qu'il inventait, sans le
vouloir, qui le faisait souffrir et qui l'enfonçaient un peu plus
dans les ténèbres. Ces choses qu'il n'arrivait pas à faire
disparaître. Lui, Sakurai Sho, il avait besoin d'aide, et vite.
D'un ami pouvant le comprendre, pouvant l'aider.
_ Bonjour Sakurai ! s'écria d'une voix enjouée la concierge
sextagénaire.
_ Bonjour, répondit-il avec son habituel ton neutre.
_ Vous allez bien ? s'enquit-elle.
_ Bien sûr, comme toujours. Pourquoi semblez-vous si inquiète
?
_ C'est que cette nuit... J'ai entendu des cris venant de votre
appartement... Ils m'ont réveillée.
_ Oh, j'en suis navré. Vraiment, fit-il en s'inclinant et en se
maudissant de ne pas avoir été plus discret. Vous savez que
j'invite souvent un ami à venir la maison... D'habitude, nous
regardons un film et il s'en va. Là, nous avons regardé un film
d'horreur et nous n'avons rien trouvé de mieux que de s'amuser à
nous faire peur !
_ Tant mieux alors ! J'ai vraiment eu peur, vous qui êtes si
discret d'habitude ! Dans un fond, ça me fait même plaisir de
savoir que vous vous êtes amusés ! Mais quand même, vous pourriez
éviter de faire partir votre ami dans la nuit... C'est dangereux...
Je n'ai jamais compris pourquoi d'ailleurs ! Vous avez peur que je
le mange si je vous vois passer devant moi tous les deux un matin
?
_ Nous verrons ça un jour alors. Pour l'instant, on ne va pas trop
se voir. Il faut que nous nous remettions des émotions de cette
soirée.
_ Vous allez finir par être en retard. Je suis désolée, je parle,
je parle et...
_ Bonne journée, lâcha-t-il sans laisser le temps à la vieille
femme de continuer.
Il savait que s'il n'était pas parti, il aurait vraiment été en
retard. De plus, il était à la fois soulagé et horriblement en
colère. Soulagé parce que la gardienne de l'immeuble était toujours
crédule au point de croire à ses mensonges loufoques. Ainsi, les
soirées comme celles-ci où les ombres étaient plus actives que les
autres nuits, il la prévenait toujours qu'un soit-disant ami venait
à la maison et qu'il risquait de faire du bruit. Horriblement en
colère parce qu'il détestait se faire remarquer, il détestait qu'on
lui pose des questions sur ça, ça le gênait terriblement et ça ne
faisait que le blesser un peu plus, parce qu'il se rendait compte
que vraiment rien n'allait bien dans sa tête.