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Une histoire d'adolescents : Chapitre 9.  (Une histoire d'adolescents) posté le mercredi 21 mai 2008 17:39

POV Hiroyuki.

J'étais mi-amusé, mi-énervé. Mi-amusé parce la tête que Nozaki tirait à cet instant était mémorable. Et mi-énervé parce que si nous n'avions pas été interrompu, j'aurais pu aller larguer l'autre pétasse, vu que mes hormones m'auraient enfin foutu la paix. Enfin, passons. Je me lève et vais ouvrir la porte, laissant Nozaki seul dans la chambre. J'ouvre la porte. Devant moi se tient un homme plutôt vieux, assez horrible d'ailleurs. Je crois que si Nozaki et moi avions été plus loin et qu'une certaine partie de mon anatomie se manifestait devant cet homme, rien qu'en voyant sa tête, j'aurais pu débander pour cinq générations.


_ BONJOUR ! Comment allez-vous ? A votre tête, vous semblez heureux ! C'est parce que vous savez que c'est votre jour de chance !


Oui enfin je ne dirais pas vraiment ça. Ce jour a quand même ses mauvais côtés. Genre lui par exemple. Avec un soupir, je m'apprête à fermer la porte au nez de notre « interlocuteur » quand Nozaki arrive derrière-moi, retenant la porte. L'homme le dévisagea, paraissant outré de sa tenue. C'est vrai que ce con était toujours en boxer... A cette pensée, je ne pus m'empêcher d'esquisser un petit sourire. L'homme devait se poser des questions tout de même... Deux adolescents, tous deux à moitié nus, visiblement seuls, et semblant à bout de nerfs. Mais après tout, qui se soucie de son avis ?


_ Mais pourquoi vous vous arrêtez ? Si vous êtes venus sonner ici, c'est que vous devez sûrement avoir des choses à dire ! Nous vous écoutons, c'est pas non plus comme si vous interrompiez quelque chose d'important dans la vie d'un pauvre adolescent.


Ah, ironie, quand tu tiens Nozaki... L'homme ne sait plus où se mettre. Finalement, il sort un bouquin épais d'une sacoche accrochée à son épaule. Il nous le colle sous le nez et fait une grimace que j'interprète comme un sourire. Étrange le sourire, il lui manque combien de dents ?


_ Je suis venu ici pour vous parler de mon encyclopédie ! Non, plutôt des volumes d'une nouvelle collection ! Tout est dedans ! C'est fantastique ! Ça va de toute l'histoire de notre pays, en passant par les formes d'art...

_Avant que vous ne continuiez votre discours, qui est très intéressant, je voulais savoir si nous avions l'air de deux cons ?


Je tourne la tête vers Nozaki. Qu'est-ce qu'il lui prend là ? Il nous fait une crise ?


_ Non non non, mais je dois aller sonner à toutes les maisons du quartier...

_ Eh bien à l'avenir, évitez notre maison.

_ ...


Un gros blanc s'installe. Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? L'homme nous regarde encore plus bizarrement, presque avec dégoût. Nozaki a légèrement rougi.


_ Notre maison Hiroyuki ?

_ Bah ouais, je...


Stop. Comment ça « NOTRE maison » ??? Qu'est-ce qui m'a pris ? Je squatte juste ici ! Mon dieu, je crois que mes hormones me font vraiment vraiment dire n'importe quoi. J'entends quand même Nozaki rire doucement.


_ Alors euh... Vous allez acheter mes encyclopédies ?

_ Vous voulez une réponse simple et rapide ? Ben appelez le 118 218 !


Et Nozaki claqua la porte, riant aux éclats. Je n'étais pas sûr d'avoir compris la blague, mais je pense que ça ne servirait à rien que je me fatigue à essayer de comprendre, ça doit encore être un truc que lui seul peut comprendre. Mais c'est là qu'on a entendu quelque chose. Enfin, plutôt quelqu'un. Une voix. Une insulte. Venant de derrière la porte. Je n'y portais pas grande attention, préférant plutôt continuer notre activité précédente. Mais Nozaki ne fut pas de cet avis. Il ouvrit la porte brusquement pour se retrouver face au vendeur d'encyclopédies. Celui-ci lui lança un regard mauvais. Il commença à partir. N'oubliant bien sûr pas de répéter son insulte.


_ Sales gays.


C'en fut trop pour Nozaki qui se précipita dehors, à la poursuite du vendeur d'encyclopédies. Ce dernier éclata de rire et couru jusqu'au portail de notr... de la maison.


_ NOZAKI PUTAIN DE BOULET T'ES EN BOXER !!!

_ J'VOIS PAS L'PROBLEME !!!

_ BEN MOI J'VOIS BIEN LES GENS DE LA RUE !


Nozaki s'arrêta et se tourna vers moi, n'y comprenant rien. D'un signe de tête, je lui indiquais la rue, où tous les passants le regardaient. Le vendeur s'était échappé. Moi, voyant que certains passants me regardaient également, je décidais de rentrer et de fermer la porte à clefs. Des coups se firent entendre ainsi que la voix de Nozaki me criant de lui ouvrir. Je m'adossais à la porte et sourit. Je l'entendis encore une fois jurer, puis plus rien. Peu de temps après, je décidais que le petit jeu avait assez duré et j'ouvrais la porte. Personne. Je vérifiais que le portail du jardin soit fermé, et je sortais. Où avait bien pu passer ce crétin ? C'est alors que j'entendis un rire derrière-moi. Je me retournais vivement et aperçut Nozaki, accoudé à l'encadrement de la porte, un petit air supérieur sur son visage. Comment il...


_ T'as raison, c'est marrant.

_ Hein de quoi ?

_ Bah, ça.


Il joignit le geste à la parole et me claqua la porte au nez. Pris au piège, comme un idiot. C'est pas possible quoi. Il doit bien rigoler là-dedans. Enfin, c'est pas une supposition, j'en suis certain, je l'entends glousser de là. Puis une idée me vint en tête. Malgré que j'avais fermé la porte, il était entré. Mais comment ? Il devait bien y avoir un truc. Je me doutais qu'il ne s'était pas téléporté. Je fis le tour de la maison. Je vis une fenêtre ouverte. Il était sûrement entré par là. Après environ cinq bonnes minutes à galérer pour passer cette maudite fenêtre, j'atterrissais sans grande douceur sur la moquette de la chambre de ses parents. Je me relevais rapidement et me dirigeais vers la porte d'entrée. Il n'y était pas. M'attendant à le voir me sauter dessus en sortant de je ne sais quelle cachette stupide, je restais sur mes gardes. Hâtivement, j'observais les pièces de la maison, une à une. Puis je le trouvais au bout d'un couloir, dos à moi. Il semblait observer quelque chose sur la porte située devant lui. Je n'avais jamais vu cette porte, je ne savais pas où on atterrissait si on l'ouvrait. Silencieux, je m'approchais de lui. Je lui saisis l'épaule et le retournais face à moi, avant de l'embrasser sans douceur. Il ferma ses yeux ouverts sur le coup de la surprise et répondit au baiser. Lorsqu'on fût à bout de souffle, il rigola.


_ Dire que si j'avais attendu qu'un homophobe vienne sonner à la porte, que tu te livres à un p'tit jeu ridicule et que je te rende la pareille, tu aurais craqué en premier ! Ralalalala...

_ Je me serais jamais livré à ce petit jeu stupide si tu ne m'avais pas foutu la honte !

_ C'est toi qui a commencé à gueuler !

_ J'ai gueulé parce que tu te baladais en boxer dans le jardin !

_ Me serait pas baladé en boxer si ce con nous avait pas insulté ! Attends, t'as entendu comme moi ce qu'il a dit !

_ Il l'aurait pas dit si t'avais pas fait de blagues débiles et que tu te serais contenté de répondre non à l'achat de ses encyclopédies de merde.

_ Bah vas-y dis que c'est de ma faute, tant qu'on y est !

_ J'vais m'gêner tiens !

_ N'utilise pas des mots qui sont en rapport avec le genre d'émotions que tu n'auras jamais !

_ Qu'est-ce que t'en sais que je ne pourrais pas être gêné un jour ?

_ Ça veut dire qu'on peut trouver un moyen de te gêner ?

_ Bah bien sûr, je suis normalement constitué, je...


Son sourire de pervers m'inquiéta un peu. Qu'est-ce qu'il allait encore inventer ?


_ Alors comme ça, j'aurais peut-être la chance de voir le grand Hiroyuki rougir ?

_ Hn. Rêve.

_ Pourtant, c'est ce que tu viens de me dire. Et qui de mieux placé que l'objet de tes désirs pour accomplir la noble tâche de te faire rougir ???


Je levais les yeux au ciel. Je m'apprêtais à casser tous ses faux espoirs avec une réplique cinglante, comme j'ai tant l'habitude de dire, quand il parla le premier.


_ Quitte ta pouf'.

_ Quoi ?

_ Tu as bien entendu. Je répéterais pas.

_ Et je peux savoir pourquoi je devrais t'écouter ?

_ Même si je ne l'aime pas, c'est dégueulasse vis-à-vis d'elle si vous restez ensemble alors que nous, on va faire des trucs pas nets.

_ En quoi ça te dérange ? Tu me veux pour toi tout seul ?


La réponse ne vint pas. Mais il détourna la tête, les joues un peu rosies. Je rougis très très légèrement en comprenant que son comportement me donnait la réponse à ma question. Je me ressaisis néanmoins très vite en le voyant me regarder.


_ De toutes façons, tu te sers d'elle pour calmer tes pulsions non ? Mais maintenant que le pari est fini, y aura plus de pulsions... Alors à quoi bon rester avec elle ? Tu risques de lui faire du mal.

_ Oh, voilà une chose bien intéressante... Nozaki, le gars avec qui je compte m'envoyer en l'air, semble aimer ma petite amie !

_ N'importe quoi ! Ça se fait pas, c'est tout.

_ Et si moi ça m'excite de jongler avec une fille et un mec ? Si je te disais que ça m'excite tellement que je pourrais te prendre maintenant, contre ce mur ? Me dirais-tu toujours de la quitter ?


Je fus moi-même choqué par ce que je venais de dire. Non seulement c'était totalement faux, mais en plus, je me laissais emporter. Je comptais bien quitter Shizuka. Je voulais juste le provoquer. Son regard s'assombrit et il fit un pas de côté pour s'en aller. Lorsqu'il passa à côté de moi, je lâchais, méprisant :


_ Tu t'enfuis ? Devant des problèmes aussi puérils tu fuis ? Qu'est-ce qui te gêne dans le fait que je sois avec l'autre conne ? Tu espères quoi, une fois qu'on aura couché ensemble ? Qu'on se mette ensemble ? Je ne te savais pas si fleur bleue !

_ Tu me fais chier. Ta gueule maintenant.

_ Ooooh, la rébellion tant attendue de Noza-chan...

_ Ne m'appelle pas comme ça !

_ Je fais ce que je veux.

_ Non ! Tu vis chez moi j'te rappelle !

_ La faute à qui ?
_ Je ne me sens pas visé ! Pour moi, c'est la faute au prof de maths ! Je pense avoir assez fait en t'accueillant chez moi !

_ En même temps, c'est la moindre des choses ! Tu me fous dans la merde, il est normal que tu m'aides un minimum non ?

_ Pfff... T'es mon premier ami ici. Je voulais juste en savoir plus sur toi.


Il me planta là, dans ce couloir. J'ai l'esprit embrouillé. Je ne sais même plus pourquoi on avait commencé à se disputer. Le fait est que je me sentais coupable. Mais on va dire que c'est pas par rapport à Nozaki, c'est parce que... se disputer avec le fils des gens qui vous accueillent à bras ouverts chez eux, ça le fait pas. Donc je décidais de le suivre. Je l'ai trouvé dans sa chambre, assit sur son lit, ne bougeant pas. Je m'assis à côté de lui mais il se leva brusquement, sortit un tee-shirt et un jogging de son armoire, et s'habilla devant moi.


_ T'es assis sur mon lit.

_ Et ?

_ Au cas où tu aurais mal compris, il s'agit de MON lit. Alors tu dégages.


Je me levais lentement et partit m'asseoir sur mon futon. Son ton froid ne laissait rien prévoir de bon. Il s'allongea et fixa le plafond, comme il le faisait chaque soir, avant de se coucher, pendant que nous discutions. Je l'entendis renifler. Il n'allait pas pleurer pour ça quand même ?


_ 'Tain sérieux, tu fais pitié. C'tait juste une dispute banale.

_ BANALE ? Tu appelles ça « banal » toi !

_ Bah écoute, tout le monde se dispute avec quelqu'un un jour ou l'autre. C'est rien.


Il tapa son poing contre le mur, se redressa puis quitta la pièce. Je me sentais sérieusement de plus en plus mal. Je le vis se diriger vers le salon. Malgré le fait qu'il soit chiant, qu'il m'énerve, etc etc etc etc etc etc... Il était un ami. Bientôt mon amant... Je frissonnais à cette pensée et le rejoignit dans le salon. Il était assis en tailleur sur le canapé, son dos face à moi. Il s'était tourné de façon à ne pas me voir. Y avait un truc que je comprenais pas. Où était passé le froid Hiroyuki qui se fichait de se que pouvaient penser les gens de lui ? Apparemment, il avait disparu dès que Nozaki lui avait fait la gueule... Dire que je parle de moi à la troisième personne dans ma propre tête... Je me suis assis sur le canapé, enfin plutôt, j'ai mis une de mes jambes autour de lui, l'autre traînant par terre, vu que le canapé n'était pas assez large. J'ai collé mon torse contre son dos, entouré le sien de mes bras et j'ai posé ma tête sur son épaule. Il ne se dégagea pas, j'en conclu donc qu'il attendait que je parle. Doucement, un peu gêné par ce moment de « tendresse », je lui soufflais à l'oreille :


_ Si c'est ce que tu veux, je quitte Shizuka.

_ Pourquoi ? Il me semblait que tu ne voulais pas tout à l'heure.

_ Tu...


Réalisant soudain ce que j'allais lui dire, je me tus. Il remarqua mon silence soudain et se retourna légèrement vers moi, toujours dans mes bras, pour me regarder.


_ Je... ?

_ ...

_ Dis-moi.

_ Non.

_ Allez c'est bon, t'es au summum du ridicule avec ce moment câlin. Tu peux pas tomber plus bas.


Piqué au vif, je voulus retirer mes bras mais il rit doucement et les retint.


_ Alors ? Pourquoi quitterais-tu cette connasse pour moi ?

_ Parce que t'es gnnn...

_ Euh... On progresse, mais c'est pas encore tout à fait ça. Tu peux répéter ?

_ Mais parce que tu... enfin tu vois...

_ Ok, c'est bien, maintenant, on comprend ce que tu dis, tu ne marmonnes plus. Mais j'capte toujours pas c'que t'essaies de me dire.

_ Ben je veux bien la quitter pour toi parce que... bah t'es plus important qu'elle.

_ Heureusem... Oh merde.

_ Ça va, fais pas cette tête.

_ Mais attends, tu...

_ Ouais bon ben ok, c'est normal quoi !

_ Mais oui, mais oui, ça surprend énormément c'est tout.

_ Tsss...


Il sourit et posa doucement ses lèvres sur les miennes. Pour ma part, cette après-midi a complètement calmé mes hormones. Demain, je quitterais Shizuka, et on finira notre pari une bonne fois pour toutes. Quand on sera prêts. J'ai bien vu ce que ça a donné quand on s'est trop précipités. On est restés un moment comme ça. Enfin jusqu'à ce que...


_ J'arrive toujours pas à croire que je viens de voir le grand Hiroyuki rougir. Et bien rougir en plus. Tout ça à cause d'une petite marque d'affection...


Il éclata de rire et blasé, je partis. Il tenta de me retenir, mais il avait du mal à bouger, à cause de son fou-rire. Malgré tout ça, je ne pus encore une fois m'empêcher de sourire.

 

Note de l'auteur : Bonjouuuuur, bonsoir ! Alors, déjà, ne me tuez pas XD. Au début, j'allais faire un lemon *sent des envies meurtrières* mais j'étais en train d'écouter un morceau que j'aime beaucoup et je me suis dit que j'allais encore leur créer des PROBLEMES. Mais je me rattrape, regardez la longueur du chapitre ! J'étais super inspirée XD. En plus, maintenant, j'ai la sale habitude de me réveiller le matin avec de super bonnes idées mais comme je dois aller en cours, bah j'oublie la moitié des trucs, c'est GENIAL. En plus, j'ai mis trop de temps à écrire ce chapitre, normal vous me direz, quand on écrit avec des gants... C'pour m'empêcher de me ronger les ongles en fait XD. BREF. Merci encore et toujours pour vos commentaires, ça me fait trop trop trop plaisir ! Sans compter que j'ai trois nouvelles lectrices, Maly, Lya et Mélanie donc je suis encore plus heureuse XD. Bon puisqu'ici je raconte ma vie, je vais vous expliquer pourquoi j'ai une réputation de tarée dans la rue qui mène au collège, vu que vous m'avez tous demandé de raconter... [Non en fait, y a que Mirage, mais ça m'a motivé, parce que j'ai encore rigolé au truc des oiseaux qui chantent...] Mais quand vous lirez ça, n'ayez pas peur hein... Parce que ça promet :

1) Un matin, j'ai vu quelqu'un sur le trotoir en face de moi, alors j'ai cru que c'était Aloïs, un ami avec qui je fais le chemin le matin. Alors, comme une conne, je gueule "ALOÏS ???" puis là, j'entends "Ouais !". Toute contente, je cours, aucune trace de mon ami, y avait juste une femme avec une poussette qui me regardait trop bizarrement. J'suis restée pendant 5 minutes à essayer de capter où était passé mon ami, quand j'entends les mouettes au-dessus de moi, qui faisaient "Ouais ! Ouais !" XD Non mais sérieux en plus ! Elles faisaient des bruits trop bizarres ! Ca ressemblait à "Ouais !" ... Alors bien sûr, quand j'ai compris, j'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire comme une tarée...

2) Là, je pense que c'est le plus honteux... La veille, j'm'étais tapée un délire avec deux amies sur un beau-gosse que j'avais vu en ville en lui gueulant de "Venir me réchauffer" ... Le matin, j'vais au collège, puis prise d'un fou-rire me rappelant hier, j'me mets à gueuler "VIENS M'RECHAUFFEEEEEEER !!!" ... Et c'est là que j'ai vu un mec qui sortait de derrière une voiture, me regardant trop trop trop bizarrement... J'ai commencé à accélérer, je pleurais carrément, j'me retenais trop de lui éclater de rire à la tête...

3) Après bien sûr, y a eu les fou-rires toute seule en entendant l'autre plouc chanter "Au bal masqué" sur mon mp3, les soirs où je remontais avec Lucie et Yannis [ C'était mémorable, surtout les jours de pluie où Lucie sautait pieds joints dans les flaques d'eau, Yannis lui avait dit que si elle sautait les jambes serrées, elle se mouillerait pas................ ], les fois où mon mp3 buguait et que quand il remarchait, je faisais un petit bond en gueulant "YEAH !" juste à côté d'une vieille... Voilà XDDDDD. Vous savez tout. J'suis désolée de vous ennuyer avec ma vie, mais j'avais trop envie d'écrire des conneries, de me défouler un peu ^^. Au fait, si vous êtes intéressées, j'ai trouvé un p'tit gars qui ressemble à Nozaki, dans le manga "Lovers and Souls". Je saurais pas vous dire quel chapitre ou quoi, je suis désolée. Je sais que celui qui ressemble à Nozaki s'appelle aussi Nozaki et qu'il est brun. Si vous lisez, transformez le en blond et vous aurez Nozaki XD. Ils se ressemblent juste physiquement, leur caractère est pas du tout pareil. J'essaie de chercher une image d'Hiroyuki, mais la seule assez jolie que j'ai trouvé, il a une tête triste et j'aime pas parce que Hiroyuki est IMPASSIBLE. [ Oui, Marine veut son Hiroyuki impassible XD ] BREF. Après tout ça, et en vous remerciant de lire et pour vos commentaires, je vous laisse, bisous à toutes et à tous !

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Une histoire d'adolescents : Chapitre 10.  (Une histoire d'adolescents) posté le jeudi 05 juin 2008 00:33

_ MA PAROLE MAIS TU TE FOUS DE MA GUEULE !

_ Arrête de hurler Nozaki, on nous regarde.

_ ABSOLUMENT RIEN À FOUTRE !

_ Je t'ai dit que j'y pouvais rien.

_ PUTAIN MAIS T'ES UN MEC NAN ? ALORS TIENS TES PROMESSES AU MOINS UNE FOIS DANS TA VIE !

_ Tu me fatigues.

_ CASSE-TOI ! J'RENTRE PAS AVEC TOI ! NI AVEC TA POUF' TIENS !


Voilà comment s'était terminée leur énième dispute de la journée. Hiroyuki, ne parvenant pas à calmer un tant soit peu son compagnon, préféra partir. Une fois seul, comme avant qu'il ne rencontre Nozaki, il se mit à bouillonner intérieurement. Était-ce vraiment de sa faute si en annonçant à Shizuka qu'il la quittait pour Nozaki, elle avait demandé une partie à trois ? Il avait alors été tellement désarçonné qu'il n'avait pas cherché à plus discuter avec elle. Lorsqu'il l'avait ensuite raconté à Nozaki, ce dernier avait encore piqué sa crise. Ce qui avait encore énervé Hiroyuki qui été allé encore dire à Shizuka qu'il la quittait. Cette fois, ça n'était plus une partie à trois qu'elle voulait, mais un truc à quatre, avec une dénommée Sakurai (il n'était pas sûr du prénom, comme si ça l'intéressait) qui apparemment, en pinçait pour Nozaki. Bref, le fait est qu'il n'avait pas réussi à quitter sa petite amie, qui bizarrement trouvait toujours une solution pour lui faire perdre ses moyens, qu'il s'était de nouveau disputé avec Nozaki et qu'il venait de réaliser que rentrer chez les gens qui l'hébergeaient sans leur fils serait plutôt mal vu. Quoi qu'ils n'étaient pas là, si il se souvenait bien. Un dîner important avec le chef de l'entreprise où travaillait le père de Nozaki... Un truc du genre. Shizuka n'était pas là non plus, elle était avec eux. Nozaki était resté car, comme sa mère l'avait dit, il fallait qu'il s'occupe de moi. Il avait bien évidemment sous-entendu qu'on s'occuperait bien l'un de l'autre sous le regard amusé de sa sœur. Mais passons. Hiroyuki n'avait pas les clefs et il fallait donc qu'il attende Nozaki. Mais comme « Hiroyuki » et « patience » ne sont pas des mots à mettre dans une même phrase, sauf peut-être une phrase négative, il fit demi-tour et alla à la rencontre de son cher et tendre (ça, il n'en était plus très sûr) Nozaki.


Mais revenons-en à Nozaki. Après le départ d'Hiroyuki, le laissant seul devant le lycée, il patienta cinq minutes. Il voulait s'assurer de ne pas le rencontrer sur le chemin. C'est vrai quoi, pour qui se prenait-il, ce prétentieux ? Il promettait de quitter Shizuka et ne le faisait pas. En plus, il inventait des prétextes débiles. Rageur, Nozaki donna un violent coup de pied dans un poteau devant lui. Ce qui eut le don de le faire sautiller sur place en jurant. Il pensa alors à Hiroyuki et son sourire moqueur, ce qui l'énerva encore plus et décida enfin de rentrer chez lui.


_ Héhé... Ça faisait un moment ma jolie !


Ne se sentant pas directement concerné, Nozaki continua sa route. Il fut presque aussitôt arrêté par une main sur son épaule. Il soupira. Il n'était pas du tout de bonne humeur, alors il ne valait mieux pas qu'on le dérange pour rien. Il se retourna et se retrouva face à trois lycéens. Trois lycéens qu'il ne connaissait que trop bien. C'était les trois gars qui avaient promis de le réduire en miettes à la sortie, une semaine plus tôt. Il se maudit intérieurement. Décidément, ça n'était pas son jour.


_ Ben t'as perdu ta langue ? Il m'semble pourtant que l'autre fois, t'étais causant hein ! Dit une des trois brutes.

_ Enchaînant provocation sur provocation... Mais tu vois nous, tu nous provoques, et on vient régler les comptes plus tard... Continua un autre.

_ Mama lol quoi ! Z'avez vu la kala de few qu'il a ? Comment il a pu s'trouver un paille sérieux ?


La situation n'avait sûrement rien de drôle, mais Nozaki fut pris d'une subite envie de rire. Il garda tout de même son sérieux. Il était en sale posture, il valait mieux pas énerver encore plus les trois jeunes devant lui. Pour il ne sait quelles raisons, les trois avaient commencé à se disputer. Perdu sans ses pensées, enfin, surtout à se faire violence pour ne pas rire, il n'avait rien écouté. Malgré tout, il y avait un bon côté à cette situation bizarre. Plus personne ne faisait attention à lui. Alors, il opta pour faire quelque chose de courageux, de censé, de réfléchi... Bref, il s'échappa. Il courut le plus vite possible, il voulait vite rentrer chez lui, s'allonger sur son lit et oublier cette sale journée. Enfin, il voulut surtout échapper aux trois racailles. Cinquante mètres le séparaient déjà d'eux. C'est alors qu'il entendit un « REGARDEZ IL COURT TOUTE SA RACE LE PAILLE ! », puis des rires et des gens qui couraient. Il tenta d'accélérer mais il n'avait jamais couru très vite. La seule chose qu'il faisait très rapidement, c'était se fatiguer et avoir un point de côté. Au bout de quelques minutes, qui furent très longues pour Nozaki, il tourna soudainement à droite et se retrouva dans une petite ruelle abandonnée. Il s'appuya contre un mur et reprit tant bien que mal sa respiration. Respiration qui fut très vite coupée lorsqu'il aperçut le groupe des trois, essoufflés, mais un sourire de vainqueur scotché aux visages. Encore une fois, il se maudit intérieurement d'avoir fait la chose à ne pas faire en cas de brutes-qui-cherchent-à-vous-tabasser-et-qui-vous-suivent-partout, c'est à dire se planquer dans une ruelle déserte.


Hiroyuki soupira. Il avait pris le chemin qu'il prenait habituellement avec l'autre plouc (était-il utile de préciser qui) et il ne l'avait pas trouvé. Il fit encore quelques pas lorsqu'il entendit des cris. Ils ne semblaient pas venir de très loin. Il fit demi-tour en haussant les épaules. Ça ne le regardait pas après tout. Les disputes l'avaient toujours exaspéré, surtout celles de couple. Il buta néanmoins sur le mot « couple ». Maintenant qu'il y pensait, sa dispute avec Nozaki avait tout l'air d'une histoire de coucherie qui dégénérait. Il leva les yeux au ciel. Les cris se firent à nouveau entendre mais ça n'était plus vraiment des phrases. Plutôt des cris de douleur. Il leva imperceptiblement les sourcils. Le quartier était d'ordinaire plutôt calme. Il hésita. Prenant tout son temps, Hiroyuki pesa le pour et le contre dans le cas où il devrait intervenir. Le pour était qu'il aurait fait une bonne action envers quelqu'un. Envers celui qui se faisait tabasser. Il sourit légèrement en se disant que ça, il n'en avait strictement rien à faire. Malheureusement pour la victime de l'agression, les contres étaient nombreux. Premièrement bah... il avait la flemme, tout simplement. Deuxièmement, qu'est-ce qu'il faisait si il n'y arrivait pas et que c'était après lui qu'en auraient les agresseurs ? Troisièmement, si la victime portait plainte, il serait sûrement témoin... Chose qu'il n'avait pas du tout envie de faire. Il s'interrompit dans son compte lorsqu'il entendit un cri plus fort que les autres. De nouveau, il soupira. Si la victime mourait, ça serait con qu'il soit accusé d'être complice. Il oublia sa flemme et se dirigea vers l'endroit d'où venaient les cris. D'après ce qu'il entendait dans les insultes, les agresseurs étaient trois ou quatre contre un. Il aurait pu penser « Quelle lâcheté ! » comme n'importe qui d'autre, mais Hiroyuki pensait plutôt à son taux de réussite dans son sauvetage. Vu les gémissements qu'il entendait, la victime n'était sûrement plus en état de frapper ses agresseurs, même avec l'aide d'Hiroyuki.


Nozaki avait le nez cassé, sûrement quelques côtes endommagées et avait diverses plaies un peu partout. Il avait également une bonne migraine et très mal à l'œil gauche. Les trois ricanaient. Il était dans un sale état le pauvre. Ils allaient continuer. C'est vrai que fracasser un gay c'était tellement jouissif... Soudain, un « CHUT ! » sonore retentit. Les trois se figèrent. Ils se turent, espérant que personne n'avait rien vu.


_ Baisse d'un ton ! Tu veux qu'ils entendent qu'on appelle les flics ? Ils vont se barrer avant !


Une des trois racailles tapa violemment le bras d'une autre, puis lui montra l'autre bout de la rue. Ils hurlèrent un « ON SE CASSE VITE AVANT QU'LES POULETS ARRIVENT ! » en parfaits intelligents qu'ils étaient et prirent leurs jambes à leur cou. Un éclat de rire retentit et Hiroyuki apparut dans la ruelle, hilare. C'était un piège complètement con, mais ça suffisait pour chasser ces débiles. Ils se pencha sur la personne blessée et mit un moment à réaliser que c'était Nozaki. Il avait un œil au beurre noir et le sang qui s'échappait de son nez lui recouvrait la partie inférieure du visage et coulait dans son cou. Hiroyuki se renfrogna un peu. Il fouilla les poches de Nozaki et fut étonné d'y retrouver encore son portable. Il composa vite le numéro des urgences et demanda une ambulance. En attendant que l'ambulance arrive, il tentait vainement de faire reprendre conscience à son ami. Sans succès.


Nozaki se réveilla et se retrouva face à... un plafond blanc immonde. Il cligna plusieurs fois des yeux, s'habituant à l'éclairage très flash de la pièce. Il avait mal. Un peu partout. Il tourna un peu la tête, non sans grimacer de douleur, pour apercevoir Hiroyuki assit sur une chaise, qui lisait un magazine. Lorsque ce dernier se rendit compte que son ami s'était enfin réveillé, il sortit de la pièce. Quelques secondes plus tard, les parents et la sœur de Nozaki y entrèrent. Hiroko, sa mère se jeta sur lui, en pleurant. Il se mordit la lèvre inférieure pour ne pas hurler de douleur. Son père le remarqua et poussa doucement Hiroko. Ils restèrent longtemps à son chevet. Ils le questionnèrent sur ce qui c'était passé. Nozaki annonça que pour l'instant, il ne voulait pas en parler, il voulait mettre des choses au clair avec Hiroyuki vu que c'était lui qui l'avait aidé. Les parents n'insistèrent pas. L'épreuve que venait de vivre leur fils lui était sûrement douloureuse, ils pouvaient attendre un peu. La famille quitta l'hôpital. Hiroyuki resta. Comme Nozaki le disait si bien « J'ai reçu un choc émotionnel si violent que j'ai besoin de mon meilleur amiiii... S'il vous plaîîîîîît ! », l'infirmier lui accorda.


_ Pourquoi t'as voulu que je reste. Si t'as subi un « choc émotionnel violent », tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. Il fallait pas les chercher.

_ Tu es dur... Surtout quand on sait que c'est toi qui m'a tabassé.


Hiroyuki, qui était en train de boire un thé, avala de travers et manqua de s'étouffer. Une fois rétablit, il regarda Nozaki, interdit.


_ Je pourrais très bien dire à mes parents que c'est toi qui m'a tabassé. Après tout, c'est pas un peu bizarre que tu m'aies découvert seul ?

_ Bien sûr, après t'avoir tabassé, j'aurais appelé une ambulance ? Tu réfléchis des fois ?

_ C'est pour pas qu'on t'accuse... Et réfléchis toi-même. Mes parents me croiront plus moi que toi. Surtout qu'ils ne savent pas pour quelles raisons tu habites chez nous. Problèmes familiaux ? Ok. Et si c'tait parce que tu as tabassé un membre de ta famille ? Ils ne voudront plus de toi et tu seras à la rue... Sauf si bien sûr...

_ Je rêve où tu me fais du chantage là ?

_ Comprends-moi. Toi tes hormones semblent s'être calmés...

_ Et c'est reparti ! On en a discuté hier. On a dit qu'on attendrait. Bordel, tu viens t'faire tabasser et tu penses déjà à te faire enc...

_ Évite la vulgarité. Et oui j'y pense. En attendant, t'as pas le choix. Soit on l'fait, soit mes parents te chasseront de la maison pour m'avoir tabassé.

_ J'leur raconterais ma version des faits.

_ Mais genre ils vont te croire ! Sois un peu logique Hiro.


Hiroyuki paniqua (intérieurement seulement, il allait pas non plus montrer à Nozaki que ses paroles l'avaient troublé). Il observa Nozaki qui souriait dans le vide, fier de l'impact évident qu'il avait provoqué dans l'esprit d'Hiroyuki.


_ Tu n'as absolument plus le choix. Soit on le fait, soit tu dégages. Rien à foutre de ce que tu penses.


Hiroyuki déglutit. Maintenant que tout c'était enfin calmé dans sa tête et dans son corps, il allait quand même devoir faire ce dont il n'a pas envie ? Il ne voulait pas coucher avec Nozaki. Il ne voulait pas être gay. Il avait eu une attirance, c'est normal. Et il ne voulait pas finir comme lui, allongé sur un lit d'hôpital. Seulement, avait-il vraiment le choix ?

 

Note de l'auteur : Bonsooooiiiir ! Désolée de retard super méga important. En plus, j'vous JURE qui devait y avoir un lemon dans ce chapitre... Sauf qu'avec des côtes endommagées... Aouch quoi XD. Et je vous remercie encore infiniment pour tous vos commentaires *o*. Ensuite, je voulais encore vous faire part de ma connerie, qui a atteint un point inimaginable je crois. Je suis obligée de vous raconter, désolée de vous ennuyer. Voilà c'qui s'est passé.

William, Lucie et moi on était dans la cour, on devait sortir. Il me semble que c'était juste après le brevet blanc de je sais plus trop quoi. Mais bref. William fait une tête bizarre.

Lucie : Oh la tête ! Tu ressemblais à un bernard l'ermite !

Ca commence bien déjà. Enfin, ils ont une petite discution sur les bernard l'ermite.

William : Mais un bernard l'ermite ça vit dans l'eau !

Moi : Mais n'importe quoi, c'est un acteur...

Lucie qui stoppe son fou-rire immédiatement : Non... T'as pas dit ça...

William : La honte...

Moi : Mais non, je plaisantais...

L & W : GENRE !

Voilà, depuis, je me fait continuellement rembarrer par William, dès que j'dis un truc "EUH BERNARD L'ERMITE MARINE ! C'est un acteur ?" et Lucie qui s'marre XDDDDD. C'tait magnifique ce jour là.

Bref XD... Je vous ai mis les images de Nozaki et Hiroyuki, comme je les vois. Désolée du montage pourri XD. Donc à gauche, c'est Nozaki ( que vous devez teindre en blond ) et à droite, c'est Hiroyuki ( que vous devez imaginer sans cet espèce d'air triste à la one again XD ) 

Merci encore pour vos commentaires. A la prochaine ! Bisous

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Une histoire d'adolescents : Chapitre 11.  (Une histoire d'adolescents) posté le vendredi 13 juin 2008 23:00

Nozaki avait dû rester le week-end entier à l'hôpital. On lui avait appris que son nez n'était pas cassé et que ses côtes n'étaient pas fêlées. Il avait quand même dû rester à l'hôpital, pour examens supplémentaires. Cette nouvelle aurait pu lui remonter le moral s'il n'avait pas passé tout son séjour à se torturer mentalement sur son comportement qu'il qualifiait lui-même de "stupide". Il se trouvait abjecte d'avoir parlé ainsi à Hiroyuki. Ce dernier l'évitait d'ailleurs. Alors que la famille du blond était venue tous les soirs, Hiroyuki lui avait seulement passé le bonjour. Nozaki regrettait. Il en venait même à se trouver anormal. Il venait de se faire tabasser parce qu'on le croyait gay et il continuait à faire ça ? Puis, dimanche, il avait compris quelque chose. Le brun lui manquait. Il voulait le voir, s'excuser et, qui sait, peut-être aller dans ses bras. Oui... Il s'était rendu compte qu'il commençait à aimer Hiroyuki. C'était pour cette raison qu'il ferait tout, mais vraiment tout, pour passer une nuit avec. Quitte à se faire détester. Au moins, peut-être que ces foutus sentiments disparaîtraient. Il l'espérait.

Hiroyuki n'en revenait toujours pas. Son ami, son unique ami depuis X temps, lui faisait du chantage. Au début, il s'était dit que ça ne ressemblait pas du tout à Nozaki et que ce dernier devait être complètement shooté aux médicaments pour avoir osé lui dire cela, mais la vérité était là, Nozaki était normal à cet instant. Un peu sonné dira-t-on, mais normal. Conscient de ce qu'il disait. Surtout que pendant le week-end, Hiroyuki s'était senti vraiment seul. Ses petites disputes, ses piques avec Nozaki, il devait l'avouer, lui manquaient. Pourtant il se posait pas mal de questions. Et si le Nozaki, l'ami qui l'avait hébergé chez lui n'était qu'une façade ? Si le vrai Nozaki était celui avec qui il avait parlé à l'hôpital ? Il ne savait vraiment pas. Ou plutôt, il ne voulait pas savoir. L'homme qui avait réussi à franchir la "barrière" qu'il s'était lui-même imposé au niveau relation, ne pouvait tout simplement pas être un gros pervers profiteur et si... Horrible. Il refusait de le croire. Peut-être considérait-il Nozaki comme plus qu'un ami. C'était peut-être pour ça qu'il ne savait pas quoi faire avec ce chantage sur les bras. La réponse lui semblait pourtant évidente : coucher avec le blond et continuer sa petite vie tranquillement. Le problème était que le "tranquillement" ne lui allait pas. Comme l'avait si souvent dit Nozaki, s'ils couchaient ensemble, ça serait fini entre eux, ça serait juste une expérience. C'était exactement ce qu'Hiroyuki ne voulait pas. Enfin, il ne comprenait pas lui-même. D'un côté, il voulait coucher avec Nozaki pour avoir un toit sur la tête, mais d'un autre, s'il devait coucher avec le blond, il ne voulait pas que ça soit... forcé. On aurait pu croire qu'un glaçon comme lui s'en fichait éperdument. Il s'en ficherait si c'était avec une fille quelconque. Là, il s'agissait de son ami, voire meilleur ami, de son futur amant et surtout, de l'homme qu'il commençait à aimer. C'était très sérieusement le "bordel" dans sa tête.

Lorsque Nozaki revient le dimanche soir, un grand silence s'était installé dans la maison. Il avait dit à tout le monde, enfin, plutôt inventé, qu'il rentrait seul, on l'avait frappé et en atterrissant, il s'était assommé. On avait ensuite continué de le frapper et Hiroyuki était intervenu. On lui avait alors demandé pourquoi ils n'étaient pas ensemble, comme tous les jours, ce à quoi il avait répondu qu'ils s'étaient disputés. Donc l'ambiance était totalement morte dans la maison. Les parents se méfiaient d'Hiroyuki. En apprenant que les deux amis s'étaient disputés, ils avaient imaginé toutes sortes de film. La dispute était selon eux, une raison valable de vouloir tabasser quelqu'un. La sœur de Nozaki, Aiko, avait bizarrement décidé de laisser son frère se reposer. Quant à nos deux lycéens, il était hautement improbable qu'ils discutent. Chacun était plongé dans ses pensées cherchant à mettre un peu au point les sentiments qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre. C'était bien des problèmes complexes pour des jeunes de seize ans.

Hiroyuki ne voulait pas être gay. Jusqu'à présent, il n'y voyait que les mauvais côtés. Il s'était fait remarqué dès le premier jour de cours, il s'était fait virer de chez lui, il commençait à éprouver des choses gênantes pour son ami et ce dernier s'était fait tabasser à cause de ça. Que c'était gai dis-donc. Jeu de mot bidon tiens... Bon après, il y avait évidemment THE point positif à être gay : Finir avec Nozaki. Mais on en était pas encore là. Pour l'instant, tous deux étaient plongés dans de profondes réflexions. Surtout Hiroyuki. Le lendemain serait son anniversaire. Il n'a pas fermé l'œil de la nuit. Nozaki non plus d'ailleurs.

 

 Note de l'auteur : Bonsoir ^^ Alors, je suis terriblement désolée pour le ridicule chapitre que voilà. Je voulais un peu faire le point dans l'esprit des deux jeunes, mais j'ai fait que les embrouiller encore plus. Sans compter que le chapitre est totalement NUL, je ne suis pas DU TOUT douée pour exprimer les sentiments, les "je t'aime" et tout ça... Donc un énorme "désolée" à tous. Je voulais qu'ils aient des sentiments l'un envers l'autre. En plus, j'ai dû poster ce chapitre en catastrophe pour un ami donc l'inspiration venait pas trop ^^"... En revanche, je vous remercie toutes et tous pour vos commentaires. Sincérement. Merci à Nakutcha pour tes conseils, j'ai essayé d'agrandir l'espace entre les lignes mais je sais pas i ça a marché, j'suis trop une quiche XD. Et un énorme merci à Mimiraragegeuh et M-Cinounette avec qui je me marre pendant 10 minutes en racontant ma vie dans les coms et en lisant la leur ^^. J'suis toujours ravie de voir que j'ai de nouvelles lectrices : Yuki, Elia [ que j'adore... NEUF ANS D'AMITIE MA CHERE ! ], Rara, Rei, Momo, Lya et Lilie ! [Désolée encore pour celles que j'ai zappé, je suis une QUICHE XD].

Bisous à toutes et à tous, j'essayerais de sortir rapidemment une suite pour me faire pardonner. Encore merci ^^

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La vie de Mariiiiiine ♫  posté le mercredi 18 juin 2008 21:47

Bonsoir tout le monde. Je venais vous dire plusieurs trucs... [ Genre on s'en doutait pas -__- ] XD Bref. Déjà, merci pour vos adoraaaaaaaaaaaaaaaaaaableuh commentaires à l'article précédents, sérieux, à chaque fois que j'y repensais, j'revois la tête de mes amis me regarder bizarrement en me disant "Pourquoi tu souris ?" mais passons XD. Y aura pas de chapitre cette semaine, pour cause de BREVET. Je passe mes aprèm' à dormir, [ c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour déstresser du brevet, mais qui me stresse quand même parce que mes rêves me font flipper tellement ils sont chelous XD ] je vais plus sur l'ordi pour réviser quand j'ai du temps libre et ces derniers temps, il m'arrive même de me coucher tôt. Mais vendredi prochain c'est les VACANCES et là, comme j'pars jamais en vacances, j'aurais bieeeen le temps de vous faire de loooongs chapitres et régulièrement, j'espère ^^.

Ensuite, à Nariel, j'espère que tes épreuves de brevet se sont bien passées [ aux autres aussi hein ^^ ] et bon courage pour ceux qui vont les passer prochainement.

Donc bisous à toutes et à tous et à bientôt j'espère.

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Une histoire d'adolescents : Chapitre 12.  (Une histoire d'adolescents) posté le jeudi 03 juillet 2008 17:56

Hiroyuki se réveilla en sursaut, les images de son rêve défilant encore dans sa tête. S'il ne voulait pas finir complètement fou, il valait mieux oublier ce rêve débile. D'ailleurs, Nozaki en faisait parti. Un rêve louche de gâteau surprise, très surprise puisque Nozaki se cachait dedans, totalement nu mis à part un ruban vert flash lui cachant les parties intimes... Puis il eut le vague souvenir que le blond lui demandait quelque chose de gênant (à savoir : « Prends-moi ici et maintenant ! »). Alors que se rappeler de tout ça commençait sérieusement à porter atteinte à sa santé mentale, Nozaki lui posa une main sur l'épaule. C'était leur premier contact depuis... jeudi, le soir de l'agression. Il ouvrit la bouche, la referma, puis la rouvrit pour la refermer. Apparemment, il semblait hésiter à parler.


_ Alors Nozaki, tu nous joues les poissons rouges ? Fit Hiroyuki avec un rictus.


Nozaki sourit. Il se leva, tendit sa main vers Hiroyuki, pour l'aider à se relever de son futon. Au dernier moment, le blond n'attrapa pas la main du brun et se précipita hors de la chambre en criant « Prem's à la salle de bain !!! ». Hiroyuki, complètement blasé, soupira de l'attitude puérile de son compagnon. Il ne put s'empêcher de réprimer un sourire. Leur mutisme du week-end avait détendu l'atmosphère. Néanmoins, le brun savait que Nozaki voulait parler d'une chose importante à leur réveil. Quelle idée glauque. S'embrouiller l'esprit dès le matin.

A sa sortie de douche, son uniforme correctement ajusté, Nozaki manqua de rentrer dans son ami qui déambulait dans le couloir tel un zombie, en attente de la salle de bain.


_ MWAHAHAHA ! C'est la contre attaque des zombies ce matin ! Quelle arme ai-je en ma possession ? Une cravate fougueuse !


Nozaki leva le point en l'air, agitant sa cravate pas encore mise à son col. Avant d'entrer à son tour dans la salle de bain, Hiroyuki lui assura que « l'hôpital ne l'avait pas aidé, bien au contraire et qu'ils auraient dû le garder » provoquant l'hilarité chez le blond. Une fois le taciturne ( Ndla : Je voulais varier dans mes surnoms, ça se dit ? XD ) sortit de la pièce enfumée qu'était la salle de bain, tous deux s'installèrent pour prendre le petit déjeuner. Le lundi, les parents commençaient plus tôt et Aiko, la sœur, commençait à dix heures. Pas besoin de se battre pour la salle de bain au moins. Ou pour les céréales.


Le chemin pour aller au lycée se déroula dans un silence radio. Un angoissait d'avance de l'importante discussion qu'il y aurait forcément entre eux et du fait qu'il doive se justifier et l'autre pensait à son anniversaire. Déjà dix-sept ans qu'il était né. N'importe quel adolescent serait en train de le crier sur tous les toits et de le fêter dignement, cet anniversaire. Enfin, telle était la logique d'Hiroyuki, il n'avait pas envie qu'un débile lui hurle un « bon anniversaire » dans les tympans. Ces derniers se portaient très bien sans ça depuis dix-sept ans.


Les cours du matin se passèrent bien et arriva l'heure du déjeuner. Comme tous les jours, Hiroyuki et Nozaki s'assirent à la même table, l'un en face de l'autre, seuls. Enfin quand je dis « seuls »...


_ Et puis là, elle m'a dit « mais oh mais réagis ! » alors moi tu vois, c'est ce que j'ai fait ! J'ai pris un verre d'eau, comme ça, j'suis allée vers elle et j'lui ai versé dessus ! Elle en avait PARTOUT. Enfin, juste sur sa main droite parce que bon, voilà quoi ! Et...

_ Hiroyuki, ta petite amie qui se fait un monologue depuis environ... Sept minutes et trente secondes, dit Nozaki en consultant sa montre, je pourrais la claquer ?

_ Tout c'que j'demande c'est qu'elle me lâche... soupira le brun.

_ ... en plus moi pour ton anniv' mon chou j't'ai rien trouvé parce que ma rassou de mère ne m'a pas donné mon argent de poche de...


Nozaki tourna avec intérêt la tête vers Shizuka, la sangsue collante dont son ami n'arrivait pas à se défaire.


_ Son anniversaire hein... Aujourd'hui ?

_ Oui Nozaki-kun !


Dieu que ce surnom lui était insupportable. Il sonnait faux, surtout sortant de sa bouche. Mais passons. Alors comme ça, c'était l'anniv' du brun et il n'avait pas été prévenu ? Son sourire s'agrandit. Hiroyuki leva les yeux au ciel et murmura un « C'est sans importance de toute façon ». Seulement Nozaki ne l'entendit pas de cette oreille. Lui, il voulait se débarrasser de ce pot de colle et en même temps, faire cesser les autres cruches de tourner autour du mec qu'il aimait. Oui parce que bon, il avait eu le temps de réfléchir en un week-end. Il en avait tiré la conclusion qu'il était gay et amoureux de son meilleur ami. Typique du piège à la con. Bien sûr, il ne se doutait pas une seule seconde que ses sentiments étaient réciproques. Donc il avait élaboré à l'instant un plan qu'il qualifiait de « brillant » pour que la conne se casse et pour profiter un peu d'Hiroyuki. Après tout, il ne savait plus vraiment si tous les deux allaient coucher ensemble mais ce qui était sûr, c'est que s'ils le faisaient, ça ne serait sûrement pas tendre. Donc pour avoir les lèvres d'Hiroyuki, il pouvait toujours rêver. Dire qu'au tout début de leur relation, il les avait... Bref. Son plan était simple. Goûter une dernière fois à la douceur des lèvres du brun pour dégoûter l'autre et... S'offrir un petit plaisir personnel. Qui sait, peut-être Hiroyuki tomberait-il amoureux de son haleine qui sentait la pomme fraîche ? Ah bah mauvais point, il venait de manger une orange.


_ Et bien Hiro, laisse-moi t'offrir ton cadeau alors...


Shizuka observa Nozaki se lever lentement et se diriger vers le brun qui regardait son ami avec méfiance. Qu'est-ce qu'il avait pu encore inventer ? Avant qu'il n'ait pu dire un mot, Nozaki fondit sur la bouche à Hiroyuki et lui vola un baiser en s'esclaffant bruyamment. Shizuka réagit au quart de tour, elle lâcha son verre qui atterrit par terre avec fracas. Les regards se tournèrent vers eux mais vite détournés, croyant à une maladresse de la fille. N'osant pas attirer l'attention sur elle plus qu'elle ne l'était déjà, elle caqueta (Ndla : XD Pauvres oies, être comparées à ce truc) :


_ Mais ça va mais qu'est-ce que t'as fait à mon mec sale lavette !

_ Je suis pas « ton mec » Shizuka, je veux qu'on rompe... tenta vainement Hiroyuki.


Elle l'avait superbement ignoré. Elle et Nozaki se fixaient d'un air mauvais. Hiroyuki se cala un peu plus contre sa chaise, le match entre ces deux débiles risquait d'être intéressant.


_ Comme tu l'as dit toi-même, tu ne pouvais pas lui offrir de cadeau, je m'en charge à ta place !

_ T'as dû le dégoûter à vie mon pauvre Chou !

_ Que tu crois ! A mon avis là, il doit être excité à mort, bien plus que s'il te voyait nue. Encore faudrait-il qu'il arrive à bander si tu lui offrais ce spectacle navrant !


Elle ouvrit la bouche, outrée. Nozaki en profita pour lui envoyer un « Ah, tu t'entraînes à ce que tu sais faire de mieux ? Ouvrir au max ta bouche pour y accueillir une b... » qui fut interrompu par une toux du brun.


_ Il est hétéro ! Il sort avec moi !

_ Et moi en même temps Cocotte !


C'en fut trop pour Shizuka qui se tourna les bras croisés, vers Hiroyuki. Nozaki l'imita, ayant l'air de s'amuser follement.


_ Si ce qu'il dit est vrai...

_ Et rien n'est plus vrai, t'aurais dû le voir...

_ Mais ferme-la ! Putain ! Bref. Hiro-chou, tu dois choisir. Lui ou moi ?


Pour se débarrasser d'elle, Hiroyuki aurait tout fait. D'ailleurs là, sans hésitation, il allait répondre « Lui » mais avant de formuler cet unique mot qui pouvait lui accorder la liberté, Shizuka reprit :


_ C'est un homme Hiro. Un homme. Va avec lui et tu seras considéré comme un gay et tu auras approuvé ton homosexualité. Si tu acceptes ce choix, je me retirerais sans rechigner. Es-tu seulement prêt à entrer dans son monde ?


Nozaki lui tira la langue et dit un « Ça va, j'suis pas non plus un allien ! ». Il tourna la tête vers Hiroyuki. Ce dernier semblait avoir déconnecté aux paroles de Shizuka, elle-même très fière d'elle.


Tout se compliquait dans la tête du brun. Qu'est-ce qu'il pouvait faire... Bon. Après deux minutes de réflexion intense, il prit enfin sa décision. Il était amoureux de Nozaki ? Il n'avait qu'à suivre le chemin de ce dernier ! Il verrait bien où ça le mènerait et si ça ne lui plaît pas ou si ça ne marche pas, il pourra toujours arrêter. Il valait mieux faire ce qui lui plaisait plutôt que de rester comme ça, juste pour être « normal ». Après tout, personne n'a une bonne définition du mot « normal ».


_ Alors Hiro-chou ? Le pressa-t-elle.

_ Il a peur de voir ta tête une fois qu'il m'aura choisi, c'est pour ça que pour l'instant, il se prépare mentalement ! Ria-t-il.

_ Tu. As. Cru. Articula-t-elle comme une pauvre demeurée.

_ Ta gueule Shizuka. J'le choisis lui. Sans hésitation en plus.

_ Mais Hiro, pourquoi tu réfléchissais alors ?

_ J'essayais d'imaginer la tête horrible que tu ferais lorsque je te l'annoncerais.


Rageuse, elle voulut lui envoyer une claque mais Nozaki attrapa son poignet à quelques centimètres de la joue du brun. Elle fronça les sourcils et partit rejoindre ses amis. Après cette scène « dramatique », les deux garçons continuèrent de manger en silence. Nozaki n'arrêtait pas de sourire, même s'il pensait que le brun l'avait choisi pour se débarrasser de Shizuka. Hiroyuki, lui, se demandait pourquoi Nozaki l'avait embrassé. Que de complications...


_ Naaaaaaan, abusay ! On finit à 15 heures ! S'exclama Nozaki.

_ Bah tu savais pas ? Idiot.

_ Je l'aurais peut-être su si mon cher et tendre ami me l'avait DIT !

_ Ton cher et tendre ami n'a pas besoin de te le dire puisqu'il suffit de lever la tête pour consulter la liste des profs absents sur le panneau d'affichage que voici... Dit Hiroyuki en indiquant le panneau au dessus de leur tête.

_ Bah en même temps, moi, je me dis que j'ai pas besoin de regarder parce que tu me préviendrais ! Je sais pas, une intuition comme ça...

_ Alors je te le dis : Les profs de SVT et d'anglais sont pas là. On finit à 15 heures vu que le prof de français est là. T'es ok ?

_ Ouah alors c'est ça quand Hiroyuki essaie de faire de l'humour ? Bah y a du boulot !


Tous deux sourirent et sortirent du lycée.


_ Écoute Hiro euh... J'suis désolé pour c'que j't'ai dit à l'hôpital.

_ T'inquiète, c'est notre faute à tous les deux. On avait qu'à pas se chercher dès le début.

_ « Se chercher » ?

_ Se tourner autour, ce pari...

_ Hééé ! C'est la faute à nos hormones !


Hiroyuki sourit. Ils arrivèrent « chez eux » et s'installèrent, un peu mal à l'aise, dans « leur » chambre.


_ On fait quoi alors maintenant tous les deux ?

_ On sort ensemble ? Demanda le plus naturellement du monde Hiroyuki.


Nozaki leva les yeux, surpris.


_ Mais enfin... J'sais que ça fait con de dire ça, mais si on sort ensemble ben j'sais pas mais moi, j'veux pas que du sexe...

_ Bah moi non plus.

_ T'as... T'as des trucs pour moi ? Demanda Nozaki à la limite de la folie.

_ Dit comme ça, on dirait que tu parles à un vendeur de drogue.

_ Je reformule alors : T'as des... sentiments pour moi ?

_ Peut-être.

_ Ah. Moi aussi peut-être.


La conversation avait une tournure étrange pensaient-ils. Enfin, ils étaient honnêtes.


_ Alors c'est officiel ? On sort ensemble ?

_ ... Ouais, finit par dire Hiroyuki.

_ Tant mieux ! MWAHAHAHA ! Mes hormones vont être satisfaits je sens ! Enfin, on va attendre un peu je...


Il ne put terminer sa phrase, Hiroyuki s'était emparé de ses lèvres. Le blond soupira et finit par souffler un « Ouaaah... t'es impatient non ? ». Le brun sourit et s'assit à côté de lui, sur son lit. Ils s'observèrent un moment, sans rien dire. Le surexcité de service finit finalement par s'installer sur les cuisses de son vis-à-vis, face à lui, ses jambes de part et d'autre des siennes. Il se pencha mais s'arrêta à quelques millimètres des lèvres du brun, savourant la délicieuse sensation de la respiration lente sur sa peau.


_ Faut fêter tes dix-sept ans convenablement...


Le blond pressa ses lèvres contre celles d'Hiroyuki et sa langue vint rapidement demander l'accès pour venir explorer sa bouche. Le brun ouvrit ses lèvres en soupirant d'aise et glissa une main sous le tee-shirt du blond, caressant doucement son torse.

Ils étaient tellement occupés par les sensations que leur procurait le fait de découvrir la cavité buccale de l'autre qu'ils n'entendirent pas les clefs d'Aiko tourner dans la serrure de la porte d'entrée. Lorsqu'elle pénétra dans l'entrée et qu'en tournant la tête, elle aperçut nos deux lycéens en train de se peloter méchant, elle se tourna vers ses amies, un sourire aux lèvres, leur indiqua la sortie.


_ Demi-tour, on va chez Aï ! J'vous avais dit qu'ils finiraient ensemble... On va pas les déranger, chuchota-t-elle.


Les trois amis gloussèrent plus ou moins discrètement et s'en allèrent, fermant doucement la porte pour ne pas les déranger. Entre nous, je me demande même s'ils entendaient les bruits autour d'eux. Hiroyuki, qui commençait à en avoir marre d'être plus petit, fit doucement basculer sur le côté le blond. Il se leva en vitesse fermer la porte, simple précaution, et se mit à cheval sur son ami, l'observant. Lequel protesta, il voulait qu'ils continuent. Hiroyuki décida alors qu'il avait assez exploré la bouche de son vis-à-vis et que d'autres endroits tout aussi intéressants l'attendaient. Il opta alors pour le cou. Doucement, il descendit son visage au niveau de la base du cou du blond et la lécha lentement. Nozaki frissonna. Il se demandait quoi faire. Il observa le tee-shirt d'Hiroyuki et se dit que ce dernier serait mieux sans. Il fit descendre ses mains sur les hanches de son petit ami, et petit à petit, tout en lui caressant le dos, il fit remonter le tee-shirt. Hiroyuki se releva deux secondes pour se faire enlever son tee-shirt et décida de faire la même chose à l'autre. Ils se retrouvèrent alors torse-nu. Puis sensuellement, [Ndla : « sensuellement » n'existe pas ? M'enfin, OpenOffice me propose « sexuellement », c'est pas mieux XDD] Hiroyuki passa au stade supérieur en enlevant le jean du blond. Nozaki fit de même, un peu maladroit et ses gestes un peu brusques. La vue de l'autre à moitié nu les avait grandement excités et ils avaient repris leurs baisers, plus bestiaux, plus pressés. Hiroyuki, qui était au dessus, bougea légèrement, faisant ainsi entrer en contact leurs sexes gonflés par le plaisir. Ce simple contact leur coupa le souffle et ils cessèrent leur baiser. Le brun descendit sa main jusqu'au boxer de son partenaire et caressa à travers le tissu la cause des souffrances du blond. Le voyant rougir de plus en plus, Hiroyuki plongea sa main dans le boxer de son ami et entama de rapides vas-et-viens sur son sexe. Il ne fallut pas longtemps à Nozaki pour jouir dans la main du brun. Ce dernier enleva le dernier vêtement qui gênait sur le corps du blond et fit de même pour lui. Une fois nus, Hiroyuki cessa sa contemplation et présenta deux de ses doigts à Nozaki.


_ HUM... Tu veux que j'te les bouffe ou quoi ?

_ ... Ne me dis pas que tu sais pas comment ça marche entre deux mecs ?

_ Non désolé, je ne pensais pas finir gay Hiro.

_ Moi non plus mais... 'Fin je sais quoi.


Ça avait cassé toute l'ambiance. Hiroyuki, n'ayant pas du tout envie d'expliquer comment ça marchait entre deux hommes, préféra lui montrer en direct live. Il lécha ses propres doigts de manière aguicheuse. Nozaki le regarda, interloqué. Il ne comprenait pas vraiment ce que l'autre faisait, bien que ça soit très... sexy. Le brun fit disparaître ses doigts entre les cuisses de son partenaire et en fit pénétrer un doucement dans l'intimité du blond. Lequel se crispa en fermant les yeux.


_ Bâ... tard, p'tain tu f-fais quoi là ?

_ C'est comme ça qui faut faire boulet. C'est pour te préparer à un truc plus gros...


Hiroyuki avait dit ça en rigolant légèrement. Nozaki écarquilla les yeux en comprenant l'allusion. Lorsqu'il sentit le doigt remuer en lui, il grimaça. « Sensation bizarre... » pensa-t-il. Le brun enfonça un deuxième doigt. Au bout d'un moment, la douleur se dissipa, laissant place au plaisir. Hiroyuki, voyant son petit ami se détendre, retira ses doigts et s'empara des jambes du blond et les hissa sur ses épaules. Avec d'infinies précautions, il fit entrer son sexe tendu dans l'intimité offerte. Il souffla et fit appel à tout son self-control pour ne pas rentrer brutalement. Le blond, quant à lui, face à l'intrusion étrangère en lui, il s'efforça de ne pas crier. Il avait l'impression d'être déchiré de l'intérieur. En plus, il était sûr que l'autre n'était pas rentré complètement. A cette pensée, il grogna. Il ne s'imaginait pas du tout que ça se passerait comme ça. Finalement, il s'habitua à la sensation et après un hochement de tête envers Hiroyuki, celui-ci s'enfonça entièrement. Nozaki gémit de douleur et pria le brun de continuer. Il voulait terminer ce supplice le plus vite possible. Hiroyuki commença à bouger lentement, s'enfonçant de plus en plus profondément, jusqu'à toucher la prostate du blond. Ce dernier cria, surpris. Son sexe se durcissait à vue d'œil. Il venait de ressentir un grand plaisir. Hiroyuki, voyant le blond se décontracter, décida d'y aller un peu plus fort et plus vite. Les cris du blond n'arrangeaient rien et l'excitaient encore plus, l'incitant à devenir de plus en plus violent. Nozaki, un orgasme le traversant, mendiait pour plus. Hiroyuki, sentant la jouissance arriver, lâcha les jambes de Nozaki, jusqu'à sur ses épaules, les laissant retomber sur le lit et se contorsionna pour aller l'embrasser. C'est à ce moment là que tous deux jouirent, quasi en même temps. La respiration saccadée, encore ébranlés de la puissance de l'orgasme qui venait de les traverser, dépassant de très loin leurs caresses solitaires, ils restèrent un moment sans rien faire, reprenant leur souffle. Finalement, Hiroyuki se retira et s'étala de tout son long sur Nozaki, la tête dans son cou. Ce dernier passa une main dans le dos de son petit ami et une autre dans ses cheveux noirs. Ils s'endormirent là, comme ça, l'un dans les bras de l'autre.


Aiko était rentrée depuis un bon moment et se félicitait intérieurement de ne pas avoir commencé ses devoirs. Les cris poussés par son frère l'aurait sûrement distraite. Elle avait écouté d'une oreille distraite, parlant au téléphone. Elle entendit alors ses parents entrer dans la maison, parlant bruyamment. Elle sortit en trombe de sa chambre et courut vers ses parents.


_ Bonsoir ! S'il vous plaît, faîtes pas trop de bruits, les garçons révisent un important contrôle de maths. N'allez pas les déranger et Noza m'a dit qu'ils sortiraient pour manger plus tard que nous.

_ Notre fils qui révise ? Demanda le père de la jeune fille.

_ C'est Hiro qui lui a demandé. Alors bon, comme c'est un contrôle de gros sadique, Noza a accepté.


Les deux parents rigolèrent. Si Hiroyuki était assez persuasif pour faire travailler Nozaki, ils doutaient que ça soit lui qui ait tabassé leur fils. Ils connaissaient leur fils tout de même; si ça avait le cas, jamais les deux garçons ne réviseraient tranquillement ensemble dans la chambre du blond. Aiko se demanda néanmoins comment elle pourrait prévenir son frère pour cette histoire de contrôle de maths. Tant pis, elle verrait ça.

 

Note de l'auteur : Bonjour tout le monde ^^. D'abord, désolée pour mon énorme retard mais (attention, explications XD) : je me suis séquestrée une semaine pour mon brevet (ce qui n'a servi à rien vu comment c'était facile T-T) , mon ordi m'a claqué entre les doigts le vendredi à la fin du brevet (résultat : un nouvel écran XD) ensuite, j'ai un emploi du temps plutôt chargé ( D si si, j'vous jure, entre les blogs que je dois aller lire pour rattraper mon retard, les inscriptions au lycée, le bowling, les sorties de ces deux derniers jours qui m'ont achevée XD  et enfin mon ordi qui bug. C'est une horreur, j'ai énormément de mal à être sur internet ET sur MSN en même temps (et comme j'ai retrouvé un ami perdu de vue depuis 4 ans, vous pouvez comprendre que je préfère légèrement MSN...) sans compter que mon ordi a décidé de s'la jouer drôle (J'essaie d'ouvrir OpenOffice, ça s'ouvre pas, quand je l'éteins, y a marqué "Windows ferme l'application OpenOffice" et c'est là que j'me dis "Ah surprise ! Elle est oùùù ?"). Donc bref. Désolée du retard. J'espère m'être un peu rattrapée, il est très très long ce chapitre, pis y a un lemon. D'ailleurs, j'espère qu'il vous a plu. J'ai galéré pour l'écrire XD. Voilà donc, j'attends vos conseils pour l'améliorer, je suis encore une p'tite débutante. J'espère sinan que vos bacs et brevets se sont bien passés, que vous passez de bonnes vacances et tout et tout ^^. Je vous remercie encore et toujours pour vos commentaires qui me font sourire pendant trois plombes et je vous dis à bientôt. (A très bientôt vu que je fais la tournée des blogs là XD)

P.S : Vous avez vu le nouveau design du blog ? *cri d'hystérique XD*. Maintenant ça me plaît à donf XD. Merci Rei ^^ Surtout l'image d'en-tête...

Bisous .

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