Note de l'auteur : Désolée du retard ! Mais normalement, (je dis bien "normalement") le chapitre 4 arrive bientôt ! Et bonjour ou bonsoir aussi ! XD.
Petite précision sur le chapitre : En fait, au départ, Christian ne pensait pas du tout à un piège. Mais vos commentaires m'y ont fait penser... N'empêche, vous êtes méchants avec ce pauvre Cristobal qui n'a rien demandé... Il n'est pas si horrible ! Ca n'est qu'un gamin en pleine crise d'ado PTDR. En plus, le plus horrible des deux, c'est Christian, sans aucun doute. (Moi ? Faire du favoritisme ? Pourquoi vous dîtes ça ? XD)
IMPORTANT : Je voulais savoir... Comme cette fic' ne sera pas très longue, lorsqu'elle sera terminée et avant de commencer "Le Mal Compris" (qui ne sera pas bien longue non plus), je voulais savoir si je pouvais vous poster quelques OS ? Je m'arrangerai pour les finir, je vous enverrai les résumés et vous choisirez lequel vous plaît le plus. Je le diviserai en partie et je posterai des suites régulièrement. Mais si vous préférez avoir "Le Mal Compris" juste après cette fic', ça ne me pose aucun problème ^^.
Bref, merci pour vos commentaires et merci de me lire. Je continue mes tournées de blogs très lentement mais sûrement. Bisous à tous et à toutes =).
Image : Donc c'est Ku Hye Seon (à gauche) dans le rôle de Geum Jan Di et Kim Hyun Joong (à droite) dans le rôle de Yoon Ji Hoo dans le drama coréen "Boys Before Flowers" ou "Boys Over Flowers" (l'avis est partagé sur le nom).
C’est la première fois de ma vie que je monte ces marches en étant heureux ! Non… Pire… Je frôle la défaillance cardiaque tant je suis rempli de bonheur !
Alors que Christian monte les dernières marches qui le relient au palier de son ennemi, Cristobal, une idée lui effleure l’esprit. Et si tout ça n’était qu’un piège ? Mais l’idée est vite chassée de son esprit. Elle en est même bannie quand Christian aperçoit la mine défaite de Cristobal.
Cristobal est un salaud que je ne peux pas blairer. Mais soyons réalistes, entre lui et moi, il n’y a jamais eu que des insultes. On se fait mutuellement passer des journées de merde, c’est tout. Il n’est pas capable de me tendre un piège et il en est de même pour moi. On est juste des gamins.
Cristobal s’approche de Christian avec un air soulagé qu’il tente de cacher.
_ Tu es venu…
_ Oh que oui… Je n’aurais manqué ça pour rien au
monde…
Cristobal fronce les sourcils, interrogateur. Il décide d’ignorer la remarque de Christian et se remet à parler :
_ Je t’explique la situation… En fait euh…
Tu vois, mes amis et moi, disons qu’on a… Un peu
déconné, tu vois ? Enfin, tu le sais mais… Après ton
départ disons qu’on a encore plus déconné…
_ Abrège, viens en aux faits. Qu’est-ce que vous avez
foutu ? l’interrompt Christian avec un sourire
moqueur.
_ On a foutu le bordel le plus total chez moi. Ma mère rapplique
dans une heure trente et tout seul, j’aurais jamais
fini.
_ Eeeeeet ??? demande Christian avec un sourire
jusqu’aux oreilles.
_ Viens m’aider à nettoyer, s’il te plaît !
Christian éclate de rire. Voyant que Cristobal ne plaisante absolument pas, son rire devient beaucoup plus moqueur. Alors que Cristobal fait demi-tour pour rentrer chez lui, tout en fulminant de rage, Christian reprend son calme et répond, catégorique :
_ Non. J’suis pas ta bonne, bouffon.
_ Mais je te demande pas la lune bordel ! Je te demande juste
de m’aider !
_ Donne-moi juste UNE bonne raison de le faire. Ou alors, cite-moi
un moment de ma vie où tu m’as aidé.
_ C’est d’la triche, tu ne m’as jamais demandé
d’aide ! s’exclame Cristobal, indigné.
_ Parce que moi, je n’ai pas l’habitude d’aller
pleurer devant les autres en les suppliant de
m’aider !
_ Je n’ai jamais fait ça avec qui que ce soit ! rétorque
Cristobal, de plus en plus agacé.
_ Ah bon ? C'est l'impression que tu m'as laissée pourtant.
M’enfin, tu ne dois avoir aucune fierté pour venir me
demander de l’aide. Pourquoi moi, au fait ? demande
soudainement Christian.
_ Parce que t’habites pas loin, que t’es fiable, enfin,
sauf avec moi... Et puis parce qu’à l’heure qu’il
est, tous mes potes doivent être en train de délirer sur tout et
n’importe quoi et que c’est eux qui m’ont foutu
dans la merde ! Ils sont sûrement pas en état de nettoyer...
Ils ne feraient qu'aggraver les choses...
_ Ca sert à ça les amis. Enfin, « tes » amis. Bon, je
retourne chez moi.
_ ATTENDS ! crie Cristobal, faisant se retourner Christian
avec des yeux ronds. Je ne t’ai jamais aidé, c’est
vrai. Tu n’as pas de raison de m’aider mais… Je
te donnerai ce que tu veux ! De l’argent si tu
veux !
_ Hm… Disons plutôt que tu me devras une faveur.
N’importe laquelle, ok ? propose Christian avec un
sourire en coin.
_ Je refuse, vicelard ! Tu vas me demander de faire un truc
horrible.
_ Sale quiche. Une faveur, ça n’est pas un gage. Te demander
de te ramener à poil au lycée, ça, c’est un gage par exemple.
Une faveur, c’est un juste retour des choses. Je
t’aide, tu m’aides.
_ Comme si tu avais des problèmes toi, t’es un enfant
modèle ! Coincé aussi, si tu veux mon avis, marmonne
Cristobal.
_ Je me passerai de tes commentaires. Alors on fait comme ça ?
Si un jour j’ai des ennuis, tu m’aideras ?
_ Ouais, ok, s’empresse de répondre Cristobal.
_ Si un jour je tue ta mère pour ne plus t’avoir sur le dos,
tu m’aideras à cacher le corps, ok ?
_ Alors déjà que je ne te trouve pas marrant d’habitude, là,
encore moins. Si t’as le temps de faire des blagues,
t’as le temps de m’aider à nettoyer mon
appart’.
Et Cristobal se précipite dans son appartement suivi par Christian. Immédiatement, une forte odeur de tabac se fait sentir. Christian pousse un grand soupir. L’odeur est si forte, si entêtante (Ndla : Je ne sais pas si le mot convient trop mais j’en voyais pas d’autre Oo) que ses habits doivent en être déjà imprégnés. Il lance un regard meurtrier à Cristobal qui continue d’avancer dans le couloir reliant la porte d’entrée aux autres pièces.
Il me doit une faveur, il me doit une faveur… Attends avant de le tuer… Une faveur… Il peut toujours servir… Tu n’as pas longtemps à attendre mon petit Christian… Il te rend service et tu lui tords le cou ! Tu l'étrangles, tu l'étripes, tu l'égorges...
Cristobal entre dans la cuisine. Lorsque Christian y entre à son tour, il ne peut s’empêcher d’écarquiller les yeux à leur maximum, tout en ouvrant la bouche en grand. D’un côté, que Cristobal lui demande de l’aide, ça prouvait que l’appartement n’était pas au mieux de sa forme niveau propreté mais là… Il ne s’attendait pas à ça, c’est le moins qu’on puisse dire ! Le sol de la cuisine était noir de crasse. Non, à bien y regarder, c’était des empreintes de pas. Cristobal et ses amis avaient dû renverser un quelconque produit par terre et avaient marché dedans. « Judicieux. Très intelligent en effet » pensa Christian avec la plus grande ironie dont il n’ait jamais fait preuve. De plus, le pauvre sol collait. Le produit renversé devait être un soda ou autre boisson sucrée du même genre, comme en témoignait la table jonchée de bouteilles à moitié pleines ou à moitié vides. Mais le sol n’avait pas subi que ça. Il était parsemé de…
_ DE PÂTES ? hurle Christian en observant les pâtes crues
dispersées dans toute la cuisine.
_ En fait… On avait très faim… Et très soif…
Ca a un peu dégénéré en bataille de pâtes… Et
d’eau…
_ Oh mais vous êtes deg’ ! Vous vous êtes jetés du coca
à la gueule ? demande Christian, dégoûté.
Cristobal ne répond pas. Il se mord les lèvres nerveusement. Il ne reste plus qu’une heure et quart avant que sa mère ne rentre.
Christian continue son inspection. La table n’est pas couverte que de bouteilles. Il y a aussi des couverts. Et il s’aperçoit avec horreur qu’il y a une assiette cassée.
_ Et tu veux qu’on nettoie ce massacre en un peu plus
d’une heure ? On y arrivera pas, affirme Christian,
défaitiste.
_ S’il n’y avait que ça…
Christian se retourne brusquement vers son voisin. Il fronce les sourcils. Cristobal répond à sa question muette en lui faisant signe de le suivre. Ce que Christian fait presque à reculons. Ils arrivent à l’entrée du salon où Cristobal pénètre. Mais Christian recule d’un pas, secoué par un haut-le-cœur.
_ Ca pue ! C’est quoi cette odeur ?! Ca
m’écœure… On dirait une odeur de gerbe,
sérieux…
Voyant que Cristobal ne dément pas, Christian recule encore
d’un pas en affichant une magnifique grimace de dégoût.
_ Un de tes potes a vomi ? demande-t-il, de plus en plus
désespéré.
_ Pas qu’un. Et pas qu’une fois… soupire
Cristobal avec fatalisme.
_ Pitié, c’est pas vrai… gémit Christian.
_ Ce sont les deux seules pièces « contaminées », on va
dire. Les autres, ils n’y sont pas allés et j’ai rangé
ma chambre. À deux, si on se bouge, on peut le faire !
_ Il est hors de question que j’entre dans cette pièce. Rien
que l’odeur me donne envie de vomir et on n’a pas
besoin que je rajoute ma part de saleté à la pièce. Je vais
m’occuper de la cuisine. Toi, tu restes là. Ah et ouvre les
fenêtres… Aère. Parce qu’entre l’odeur de shit
et de gerbe, ta mère, elle va vite capter, même si
l’appart’ est nickel.
Christian retourne à la cuisine tandis que Cristobal accourt vers les fenêtres pour les ouvrir en grand.



)
Lilly
mar 20 oct 2009 16:52