Note de l'auteur : Bonjour ou bonsoir ^^. Demain, patinoire donc je ferais la tournée des blogs jeudi. Je n'ai pas rien de particulier à ajouter...
Merci de me lire, merci de commenter =). En espérant que le chapitre vous plaise.
Image : Je l'avais pas déjà mise ? Bah, peu importe. C'est... MON COUPLE DU MOMENT XD. A gauche : Aiba Masaki. A droite : Sakurai Sho.
_ Cristobal, ton ami est là !
Christian entend des bruits de pas précipités. Cristobal apparaît au bout du couloir, l’air radieux. Cependant, dès qu’il le voit, il perd son sourire et pousse un long soupir.
Crois-moi, je suis au moins aussi dégoûté que toi.
Cristobal le fixe, impassible. D’un signe de tête, il lui fait comprendre de les rejoindre, lui et ses amis, dans le salon. C’est au tour de Christian de soupirer. Il se demande si ce seront les mêmes personnes que l’an passé. Dès que Christian entre dans le salon, il sent automatiquement un changement d’ambiance. Il y a quelques visages qu’il reconnait, pour son plus grand malheur. Il va se placer dans un coin de la pièce, le plus loin possible des autres adolescents. Cristobal lance des regards entendus à ses amis, des regards moqueurs.
_ Cristobal, il y a un de tes amis qui ne peut pas venir, crie
Cristina.
_ Qui ? Lucas ? C’est le seul qui n’est pas
encore présent, répondit Cristobal.
_ Oui, voilà, c’est lui. Il a dit qu’il
s’excusait et qu’il t’expliquerait tout
lundi.
_ Ok. Dommage, ça sera moins amusant sans lui, fit Cristobal en
esquissant un petit sourire.
D’un côté, je me sens soulagé. Ca fait toujours un abruti de moins ici. Mais j’ai un mauvais pressentiment. Peut-être parce qu’ils arrêtent pas de se regarder en souriant. Peut-être parce qu’ils ont tous l’air d’attendre quelque chose.
Peu de temps après, Cristina et Caroline, la mère de Christian, quittent l’appartement. C’est toujours à partir de ce moment que Christian se sent le plus mal à l’aise. Et qu’il se sent horriblement piégé. Mais pour une fois, rien ne se passe comme prévu. Le groupe d’amis passe devant lui en l’ignorant totalement. Ils vont s’enfermer dans la chambre à Cristobal.
Christian poussa un long soupir de soulagement. Il peut enfin se détendre. Il va s’affaler sur un des canapés du salon et sort son mp3 de sa poche. Avant de s’isoler dans son monde, de grands éclats de rire lui parviennent. Exaspéré, il monte le volume de sa musique à fond.
Une bonne heure plus tard, Christian vit arriver dans le salon la bande de jeunes.
Je me disais aussi… Ca pouvait pas durer éternellement.
Il coupe sa musique et se redresse, il fait face aux adolescents, prêt à changer de pièce dès l’instant où ils lui adresseront la parole.
_ Hey, Christian… appelle alors Cristobal.
Et tous ses amis éclatent de rire, lui compris. Christian ouvre de grands yeux, interloqué.
Je ne sais pas quelles saloperies ils ont dit sur moi dans la chambre, mais ils ont dû se déchaîner pour rire juste à l’entente de mon prénom…
Un des jeunes, Alexandre, tombe alors à la renverse. Une fois par terre, il arrête de rire et prononce toute une série de mots sans queue ni tête. Voyant qu’aucun ne réagit, Christian s’approche alors du garçon pour l’aider à se relever quand soudain, il sent une odeur bizarre. Paniqué, il tourne la tête dans tous les sens pour savoir d’où provient l’odeur. Ses réactions font encore plus rire les jeunes. Christian saisit alors par le col Cristobal.
_ Qu’est-ce que vous avez fait, connard ? Vous avez
fait cramer quoi au juste ?
_ Caaaaalme… Tu devrais essayer toi aussi…
Ne comprenant pas un traître mot de ce que lui raconte Cristobal, Christian le lâche et se précipite vers la chambre. Il y a de la fumée partout. Mais plus il observe la chambre, plus sa peur diminue. Elle diminue pour en laisser place à une autre.
Il n’y a rien qui crame… Il n’y a pas de flamme. À bien y réfléchir en plus, ça ne sent pas le brûlé. C’est une autre odeur. Ils ont fumé ? Non, ça ne sent pas à ce point une cigarette… Alors ils ont fumé autre chose que des clopes ? Oh putain.
Il fouille un peu la chambre du regard et tombe sur un cendrier plein de grosses cigarettes. Christian comprend vite qu’il s’agit de joints et la peur l’envahit soudain plus brutalement qu’avant. Il comprend également que tous les jeunes dans le salon sont totalement défoncés.
Ca explique bien des choses. Putain, j’arrive pas à croire qu’ils aient fait ça ! Si nos mères rentrent, on est dans la merde ! « On » ??? Comment ça « On » ?! C’est eux qui se sont drogués, pas moi ! Pourquoi je devrais payer avec eux ?! Ils ont qu’à assumer leurs conneries, moi, j’me barre !
Christian quitte alors la pièce, plus énervé que jamais, mais la peur de se faire prendre lui tenaillant le ventre. Il n’entend même pas ce qui se passe dans le salon. Il claque la porte de l’appartement et se retrouve sur la coursive. Il en profite pour souffler un bon coup. Il descend un étage et se retrouve chez lui. Il va s’allonger sur son lit histoire de se calmer un peu. Ce jour-là, il déteste encore un peu plus Cristobal.
Je le hais. Dieu que je le hais ! Espèce de sale bouffon ! Il fait ses conneries avec ses potes à la con et il pense même pas aux conséquences ! Il pense même pas à la merde dans laquelle il se trouvera si sa mère voit ça. Rien que pour ça, j’aimerai qu’il se fasse prendre. Que sa mère le pourrisse comme elle l’a jamais fait. Qu’elle le prive de sortie, le prive de ses potes… Qu’il soit forcé de rester avec moi parce que je suis son « ami » le plus raisonnable. Je crois que dans ce cas-là, je serais heureux de le voir, rien que pour admirer sa tête de dépressif…
Christian continue ses médisances pendant plus d’une heure. À un moment, il a entendu des cris dans le couloir. « Sûrement ces dégénérés » a-t-il pensé. Puis, le téléphone sonne. Dérangé dans son activité favorite, celle de passer ses nerfs sur Cristobal, il décroche, un peu en rogne. Seulement, son humeur change du tout au tout quand il entend les mots prononcés.
« Christian, c’est Cristobal. Je… Je sais qu’on est pas amis mais s’il te plaît. Rends-moi un service. J’ai un gros problème. Mes amis sont partis, si ça peut aider à te convaincre. Monte, s’il te plaît, c’est important ! »
Et Cristobal raccroche. Christian se sent jubiler. C’est la première fois de sa vie qu’il entend Cristobal le supplier. Il a encore envie d’entendre ça. Il est quand même un peu curieux. Sans se poser plus de questions, il se précipite à l’étage au-dessus.

Lilly
mar 20 oct 2009 16:42