Note de l'auteur : Bonjour, bonsoir ! Fermez la bouche, rétablissez vos yeux à leur taille initiale... LE CHAPITRE EST BEL ET BIEN LÀ ! XD. En avance (bien sûr que c'est possible...) et long, de surcroît (enfin, il est long pour moi XD). Bon, il ne se passe pas grand chose dans ce chapitre. Je veux juste vous présenter plus en détail les persos. L'histoire est au présent, je n'ai pas l'habitude, j'espère que j'arriverai à faire quelque chose de potable (et que je n'ai pas fait de fautes de temps). Merci pour vos commentaires, merci de me lire.
P.S. : L'ancien prologue n'a jamais été publié. Je l'ai réécrit avant ^^.
Image : Ueda Tatsuya, du groupe KAT-TUN.
_ Christian, tiens-toi prêt, on part dans cinq minutes.
Le douze juillet est enfin arrivé. C’est sûrement le jour que je redoute le plus dans l’année. Parce qu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Cristobal et que comme tous les ans, ça va être une sale journée. C’est toujours pareil : Quand j’arrive, je me sens immédiatement en trop. Il est là, avec ses amis que je ne connais pas. Eux me connaissent par contre. Enfin, si on peut appeler ça « connaître ». Tout ce qu’ils savent de moi, ils le tiennent de Cristobal alors évidemment, ce n’est pas très glorieux. Il leur dit des horreurs sur moi. Du coup, comme leur ami, ils me détestent et ils me le font sentir. Si au début de la « fête », ils m’ignorent totalement, puisque ma mère et la mère de Cristobal sont là, ils ne lésinent pas sur les méchancetés plus tard. Dès qu’elles partent, les messes basses, les insultes et les blagues stupides du genre me renverser leur boisson dessus commencent. Je me défends comme je peux. Enfin, disons plutôt que j’essaie de rester le plus loin possible d’eux. Ce qui n’est pas chose aisée dans un appartement. Je ne suis pas du genre à chercher des problèmes, je suis assez lâche dans mon genre. Alors généralement, je ne fais rien… Je laisse passer, je ne proteste même pas, je n’ose pas et je n’en ai pas envie.
Ce qui me dépasse, c’est d’être obligé d’y assister chaque année. J’ai beau dire à ma mère que je le déteste, elle me force à y aller. Je n’ai jamais compris pourquoi… Mais je pense que c’est parce que la mère de Cristobal est sa meilleure amie et qu’elle veut qu’on s’entende bien tous les deux. Je trouve ça quand même assez cruel de forcer son fils à voir quelqu’un qu’il n’aime pas… Ca ne fait qu’augmenter ma rancœur contre Cristobal. Bien sûr, j’aime ma mère mais des fois, je suis tellement énervé que j’aimerais qu’elle n’ait jamais rencontré sa meilleure amie. C’est égoïste parce qu’elle a passé les meilleurs moments de sa vie avec elle. Mais à cause de leur amitié, moi, je passe les plus mauvais. Il en est de même pour Cristobal. Elles se sont rencontrées à l’hôpital. Elles étaient dans la même chambre parce qu’elles devaient accoucher à peu près en même temps. Elles se sont de suite appréciées. Faut dire qu’elles allaient accoucher toutes les deux d’un garçon et que nos prénoms commencent par la même sonorité. Oui, il en faut peu pour être heureux. Mais passons, ces similitudes ont créé une certaine complicité. En plus, Cristina, la mère de Cristobal, a accouché le douze juillet et ma mère le quatorze. Là, ça a été l’apocalypse, elles se sont plus lâchées. Elles passaient leurs journées ensemble à s’occuper de nous. Un autre point qui les rapproche, c’est que notre famille et la leur sommes voisins. Même immeuble, à un étage près. Nous habitons au deuxième et eux au troisième, le dernier étage. Mais bref, assez parlé.
Christian sort de sa chambre, un air blasé collé au visage. Dans le couloir qui mène au salon, il croise sa sœur qui lui fait un petit sourire compatissant. Elle, elle a compris la haine que son petit frère éprouve pour leur voisin. Elle sait même ce qu’il se passe pendant les anniversaires de Cristobal. Alors sans que son frère n’en sache rien, deux ans auparavant, elle était allée taper chez la famille Doñoso*. Elle était tombée immédiatement sur Cristobal, dont l’anniversaire était le lendemain. Elle l’avait sermonné. Elle avait obtenu de lui la promesse qu’il n’embêterait pas Christian. Fière d’elle, elle n’en avait rien dit à son petit frère. Ce qu’elle ignorait par contre, c’était que Christian était parfaitement au courant de la manœuvre de sa sœur -ça l’avait d’ailleurs touché- puisque le lendemain, Cristobal et ses amis avaient été ignobles avec lui et lui avaient fait regretter l’attention de sa sœur, en le traitant plus particulièrement de mauviette et autres insultes du genre. Depuis, chaque année, lorsqu’il rentre le soir du douze juillet, il affiche un visage neutre pour que sa sœur pense qu’il a juste passé une sale journée, ennuyante certes, mais sans se faire maltraiter alors que la colère bouillonne dans tout son corps.
Il arrive devant sa mère qui le fixe de haut en bas en soupirant.
_ Tu aurais pu faire un effort pour t’habiller…
Il ne répond pas. Comme chaque année, il attend sans écouter que l’heure des reproches passe. Ensuite et seulement ensuite, ils quitteront l’appartement.
_ Je parie que tu n’as pas acheté de cadeau pour Cristobal… Heureusement que je suis là, tiens.
Comme chaque année, il prend le paquet que lui tend sa mère.
_ Je lui ai pris des vêtements. J’espère que ça lui plaira.
Comme chaque année, il se fout de ce que peut contenir le paquet.
_ C’est quoi cette tête de déterré ? Souris. J’en ai marre de ta mauvaise humeur permanente, fais des efforts bon sang !
Des efforts, il en fournit tout le temps mais elle ne semble pas le comprendre. Elle ne voit pas les efforts que déploie son fils pour lui faire plaisir, elle ne sait pas à quel point il ne supporte plus cette situation. Elle le réprimande souvent. Finalement, ils quittent l’appartement, ils montent les escaliers. Ces escaliers représentent beaucoup pour Christian, c’est un peu comme une descente aux enfers. À chaque marche montée, il sent un poids de plus sur sa conscience, sur ses épaules. Et lorsque Cristina vient leur ouvrir la porte en leur souhaitant la bienvenue et qu’il entend les éclats de rire des adolescents déjà présents, il se sent déjà terriblement mal à l’aise.
PRECISIONS (IMPORTANTES) SUR LE CHAPITRE :
Cristobal Doñoso : "Cristobal" est un prénom d'origine espagnole. "Doñoso" vient en fait de José Donoso, un auteur chilien, qui a écrit, entre autres, "La amistad es algo serio" ("L'amitié est quelque chose d'important" en gros).
Douze et quatorze juillet : Respectivement les anniversaires de Lucie et Yannis (euh.. On s'en fout ? XDDD).
Ne détestez pas Cristobal. Christian se fait passer pour le gentil, mais il est au moins aussi horrible que lui PTDR.



Lilly
mar 20 oct 2009 16:36